Paste Magazine a rafraîchi son classement des 50 meilleurs albums new wave des années 1970 et 1980, mettant en lumière des disques influents du genre. La liste, sélectionnée par les chroniqueurs et éditeurs musicaux de la publication, va des chevauchements post-punk au pop propulsé par synthétiseurs. Elle souligne le rôle de la new wave dans la jonction entre punk et musique mainstream.
La new wave est apparue à la fin des années 1970 comme une catégorie large suivant le punk, englobant power-pop, néo-psychedelia, art rock et sons riches en synthétiseurs. Au début des années 1980, elle s’est orientée vers un synth pop plus accessible, distinct du post-punk avant-gardiste. Comme l’écrivait Greg Shaw dans un numéro de Billboard de 1978, la new wave représentait un spectre de styles avec une approche fraîche et une connexion culturelle entre artistes et public. Shaw observait aussi que les labels détenus par des artistes sont devenus commercialement viables grâce au marketing new wave.
Le genre a inspiré des scènes indépendantes, contribuant à l’essor de la radio universitaire des années 1980 et plus tard au rock indie. La liste mise à jour de Paste, publiée initialement en septembre 2016, propose des albums du 50 au 1, commençant par la bande originale de Pretty in Pink et culminant avec My Aim Is True d’Elvis Costello de 1977.
Parmi les entrées notables figurent Parallel Lines de Blondie (1978) pour son mélange de pop, rock et disco ; Remain in Light de Talking Heads (1980) avec ses polyrhythmies africaines ; The Queen Is Dead des Smiths (1986) pour son esprit mélancolique ; et Power, Corruption & Lies de New Order (1983), évoluant de Joy Division. Autres temps forts : Synchronicity de The Police (1983), Skylarking de XTC (1986) et Disintegration de The Cure (1989).
Cette compilation reflète la diversité de la new wave, du premier album de The Cars en 1978 à Music for the Masses de Depeche Mode en 1987, démontrant son impact durable sur la musique.