Des groupes de la société civile, menés par la NSPCA, exigent de la transparence de la part de la DA et de la Présidence concernant la nomination de Willie Aucamp comme ministre de l'environnement après le limogeage de Dion George. Les questions portent sur d'éventuels conflits d'intérêts dans les industries de la faune sauvage. George envisage de poursuivre pour diffamation au milieu des allégations contre lui.
Le National Council of SPCAs (NSPCA) a officiellement interrogé la Présidence et les dirigeants de l'Alliance démocratique (DA) sur l'aptitude de Willie Aucamp à devenir le nouveau ministre de l'Environnement d'Afrique du Sud. Dans des lettres adressées au président Cyril Ramaphosa, au leader de la DA John Steenhuisen et à la présidente du conseil fédéral Helen Zille, la NSPCA demande des preuves qu'Aucamp n'a aucun intérêt non divulgué dans des secteurs controversés de la faune sauvage comme l'élevage et les installations captives.
Les principales demandes concernent la soumission par Aucamp de sa déclaration obligatoire d'intérêts financiers dans les 60 jours conformément au Code d'éthique exécutif et la cession de tout intérêt conflictuel. La NSPCA demande également des détails sur les évaluations de conflits liés aux liens présumés d'Aucamp avec des acteurs de l'industrie de la faune impliqués dans des batailles judiciaires en cours avec le gouvernement. De plus, elle interroge les critères de nomination de la DA et la manière dont Aucamp fait progresser les protections environnementales constitutionnelles, y compris le bien-être animal au titre de la section 24.
Ce contrôle fait suite au limogeage abrupt de l'ancien ministre Dion George, officiellement motivé par des sous-performances mais considéré par les critiques comme un mouvement politique favorisant les lobbies de l'exploitation de la faune. Un rapport de l'EMS Foundation, 'True Colours – The Axing of Minister Dion George', détaille les réformes de George, telles que la fixation du quota d'exportation d'os de lion à zéro pour 2025, l'opposition à la réouverture du commerce de corne de rhinocéros et d'ivoire, et l'appel d'une décision de justice sur les exportations de corne de rhinocéros captif.
Le porte-parole de la NSPCA, Jacques Peacock, a souligné la nécessité d'éviter les conflits pour permettre une application efficace des mesures de bien-être animal. « En tant qu'organisme statutaire pour le bien-être animal, nous avons besoin de confirmation sur la manière dont les conflits d'intérêts seront évités », a-t-il déclaré. Les déclarations parlementaires d'Aucamp ne mentionnent aucun intérêt dans la faune, mais ses publications Facebook indiquent des associations avec des groupes d'éleveurs et de chasseurs.
La NSPCA demande des documents tels que les raisons du départ de George, les documents de nomination de la DA, les rapports de vérification et les protocoles de récusation. Les réponses ont été limitées : le bureau de Steenhuisen a refusé de commenter, Aucamp n'a pas répondu et la Présidence a invoqué les pressions du G20.
George envisage de poursuivre Media24 pour diffamation concernant un article de News24 du 17 octobre contenant des allégations anonymes, y compris des inconduites sexuelles, et pourrait viser Steenhuisen. Par ailleurs, des affaires en cours – comme celles de SA Hunters et de la South African Predators Association – pourraient être influencées par les positions d'Aucamp sur les quotas et les clauses sur le bien-être animal.
L'EMS Foundation met en garde contre les risques réputationnels et les perceptions potentielles de corruption si des intérêts privés influencent les décisions, présentant cela comme un test pour l'intégrité de la conservation sud-africaine.