Alexandre Ramagem, ancien directeur de l'Abin sous Bolsonaro et condamné par le STF pour une tentative de coup d'État en 2022, a été arrêté par l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis à Orlando le 13 avril pour un visa touristique expiré, selon un document officiel du Département de la Sécurité intérieure. La police fédérale brésilienne évoque une coopération internationale, mais des alliés, dont Paulo Figueiredo et Eduardo Bolsonaro, affirment que la détention résulte d'une infraction routière mineure, dans un contexte où Ramagem a une demande d'asile en cours.
Alexandre Ramagem (PL-RJ), ancien député fédéral et directeur général de l'Abin sous Jair Bolsonaro, a été arrêté par l'ICE à Orlando, en Floride, le lundi 13 avril. Un avis de comparution (NTA) du Département de la Sécurité intérieure indique que Ramagem est entré aux États-Unis avec un visa touristique B2 autorisé jusqu'au 10 mars et qu'il a dépassé la durée autorisée, violant ainsi la section 237(a)(1)(B) de la loi sur l'immigration et la nationalité. « Il est allégué que vous êtes passible d'expulsion », indique le document, qui ne fait aucune référence à des crimes commis au Brésil, à une extradition ou à une coopération avec les autorités brésiliennes.
Le directeur général de la police fédérale (PF) du Brésil, Andrei Rodrigues, a déclaré que cette détention était le résultat d'une « coopération policière internationale » entre la PF et les agences américaines. Ramagem est considéré comme un fugitif après avoir été condamné par le STF à 16 ans et un mois de prison pour organisation criminelle armée, coup d'État et tentative d'abolition violente de l'État de droit. Il a quitté le Brésil clandestinement par la frontière du Guyana l'année dernière, réside dans une copropriété de luxe en Floride depuis septembre et a fait l'objet d'une déchéance de mandat par la Chambre des députés en décembre, ce qui a entraîné la réouverture des dossiers du STF, y compris un ordre d'extradition émis par le juge Alexandre de Moraes.
Ses alliés ont contesté la version de la PF. Paulo Figueiredo, associé de Ramagem au sein d'Immigrex, a publié sur les réseaux sociaux que le NTA « discrédite le récit de "coopération" de la police fédérale », qualifiant l'événement d'affaire d'immigration standard faisant suite à un contrôle routier mineur. Il a souligné que Ramagem avait une demande d'asile en instance, s'attendant à une libération imminente. Eduardo Bolsonaro (PL-SP), qui vit aux États-Unis depuis février 2025, a partagé une vidéo affirmant que la détention — et non une arrestation complète — était due à une infraction routière ayant déclenché un contrôle migratoire, sans aucun lien avec l'extradition, se montrant optimiste quant à l'approbation de sa demande d'asile en liberté.
La députée Bia Kicis (PL-DF) a déclaré que la défense de Ramagem avait rapporté que la détention était liée à un permis de conduire périmé. Le sénateur Flávio Bolsonaro (PL-RJ) a dénoncé une persécution politique, prédisant que les États-Unis reconnaîtraient l'asile. Les dirigeants du PL, Sóstenes Cavalcante et Cabo Gilberto, ont offert leur soutien, critiquant la « persécution » dont il ferait l'objet au Brésil.