Le juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, a ordonné le vendredi 24 avril 2026 l'exécution définitive des peines de cinq condamnés du "Noyau 2" du complot lié au gouvernement de Jair Bolsonaro. Les condamnations, prononcées en décembre 2025, sont devenues définitives après l'épuisement de tous les recours possibles. Les prévenus, pour la plupart déjà en détention préventive, purgent désormais des peines allant de 8 ans à 26 ans et six mois de prison.
Le juge Alexandre de Moraes a finalisé l'exécution des peines pour les personnes reconnues coupables dans l'affaire du complot putschiste en ordonnant l'application des condamnations pour le Noyau 2, le dernier groupe en attente. Cette décision fait suite à la confirmation que les peines prononcées en décembre 2025 par la première chambre du STF étaient devenues définitives. L'emprisonnement des membres des noyaux 1, 3 et 4 avait déjà été ordonné précédemment.
Les condamnés sont : Mário Fernandes, général de réserve de l'armée (26 ans et six mois) ; Silvinei Vasques, ancien directeur de la PRF (24 ans et six mois) ; Marcelo Câmara, colonel de l'armée et ancien conseiller de Bolsonaro (21 ans) ; Filipe Martins, ancien conseiller aux affaires internationales (21 ans) ; et Marília de Alencar, ancienne directrice du renseignement au ministère de la Justice (8 ans et six mois, initialement assignée à résidence pour 90 jours avec bracelet électronique en raison d'une convalescence chirurgicale).
Les accusations incluent la rédaction d'un projet de coup d'État par Filipe Martins, un plan d'assassinat contre Lula, Alckmin et Moraes par Mário Fernandes (dossier « Punhal Verde e Amarelo »), la surveillance illégale de Moraes par Marcelo Câmara, ainsi que des actions de la PRF visant à bloquer les électeurs de Lula lors du second tour de 2022, coordonnées par Silvinei Vasques et Marília de Alencar.
Au total, le STF a condamné 29 prévenus pour leur implication dans le complot, dont 20 purgent des peines en régime fermé. Jair Bolsonaro, Augusto Heleno et Marília de Alencar sont actuellement assignés à résidence. Trois mandats d'arrêt restent non exécutés, les personnes visées étant en fuite à l'étranger : Alexandre Ramagem, Carlos Cesar Moretzsohn Rocha et Reginaldo Vieira de Abreu.