La deuxième chambre du STF a décidé de maintenir la détention préventive du propriétaire de Banco Master, Daniel Vorcaro, par 4 voix contre 0, vendredi 20 mars. Le juge Gilmar Mendes s'est rangé du côté du rapporteur André Mendonça, mais a critiqué le raisonnement qui utilise des termes "poreux et élastiques". Cette décision intervient dans le cadre de l'opération "Compliance Zero", qui vise à lutter contre les fraudes financières.
La deuxième formation du STF, lors d'une plénière virtuelle vendredi (20 mars 2026), a examiné l'appel contre la détention préventive de Daniel Vorcaro, ordonnée par le rapporteur André Mendonça le 4 mars dans le cadre de la troisième phase de l'opération "Conformité zéro". L'arrestation de Daniel Vorcaro, accusé de délits financiers, notamment de paiements indus à des agents publics et de gestion d'une "milice privée" chargée de surveiller des fonctionnaires et des journalistes, a été confirmée par 4 voix contre 0. Les juges André Mendonça (rapporteur), Luiz Fux, Kassio Nunes Marques et Gilmar Mendes ont voté en faveur de la décision ; Dias Toffoli s'est récusé pour des raisons intimes. Le juge principal Mendes s'est rangé du côté du rapporteur, mais a réservé ses critiques au raisonnement. Il a qualifié de "poreux et élastiques" des concepts tels que la "nécessité d'une pacification sociale" et la "réaction rapide du système judiciaire", appelant à un "examen critique". Il s'agit d'une mauvaise habitude qui a non seulement conduit à des attaques contre les règles de base de la procédure pénale, mais qui a également laissé des marques indélébiles sur notre système judiciaire", a-t-il déclaré, faisant référence aux abus du Lava Jato révélés par le Vaza Jato. Mendonça a fondé l'arrestation sur la gravité du contenu du téléphone portable de Vorcaro, qui présente des risques pour l'intégrité physique, l'économie populaire et le système financier national, Vorcaro étant "à la tête incontestable" d'une organisation criminelle. Vorcaro a été arrêté pour la première fois le 17 novembre 2025, alors qu'il tentait de quitter le pays. Il a été libéré quelques jours plus tard, puis arrêté à nouveau après avoir découvert qu'il avait l'intention de simuler l'agression d'un journaliste. Avec la formation de la majorité, Vorcaro a changé d'avocat, signé un pacte de confidentialité PF, et a été transféré à la surintendance de Brasília, entamant des négociations de plaidoyer autorisées par Mendonça. Un journaliste a repéré une fake news diffusant sur Google une vidéo du clash Mendonça-Moraes de 2025, faussement liée à l'affaire.