Le ministre du STF André Mendonça a réduit le niveau de secret de l’enquête sur la fraude Banco Master jeudi (19), après avoir repris le dossier à Dias Toffoli. Cette décision accorde à la Police fédérale un accès plus large aux matériels saisis et autorise les procédures ordinaires, comme les auditions. Cela renverse les restrictions antérieures imposées par Toffoli.
Le ministre du STF André Mendonça a assumé la rapporteur de l’enquête sur la fraude Banco Master le 12 février 2026, après que Dias Toffoli s’est retiré en raison de décisions controversées et de liens révélés avec des parties impliquées, comme l’ancien banquier Daniel Vorcaro. Dans un arrêt du 19 février, Mendonça a abaissé le niveau de secret fixé précédemment par Toffoli, du niveau 4 (secret maximum) au niveau 3 (secret standard). Il a autorisé la Police fédérale (PF) à suivre ses procédures normales d’expertise, révoquant la limite à seulement quatre experts criminels fédéraux. Cela permet à davantage d’agents de la PF d’accéder aux matériels saisis, y compris environ 100 appareils électroniques comme des téléphones portables. La PF a rapporté qu’un seul expert mettrait environ 20 semaines pour examiner les appareils, justifiant une implication plus large. Mendonça a aussi permis des diligences ordinaires, comme l’interrogatoire de suspects et témoins dans les locaux de la PF, sans consultation préalable du rapporteur, sauf pour les autorités bénéficiant d’un privilège de forum spécial. « Seules les autorités et agents de police directement impliqués dans l’analyse et la conduite des procédures partagées réciproquement doivent avoir connaissance des informations consultées », a écrit Mendonça dans la décision, soulignant le devoir de secret professionnel. Précédemment, Toffoli avait ordonné le scellage et le stockage des biens et documents saisis d’abord au STF puis au Procureur général de la République (PGR). Des experts fédéraux consultés par Folha ont estimé que cela pourrait compromettre les enquêtes, et l’Association nationale des experts criminels fédéraux (APCF) a critiqué l’assignation de l’élaboration des preuves au PGR. Mendonça a exigé que toute nouvelle enquête liée soit expressément demandée et examinée par lui au préalable. Cette mesure répond aux demandes de la PF pour une plus grande autonomie tout en maintenant la compartimentation des informations afin de préserver le secret.