Dans l'enquête en cours sur la fraude Banco Master au STF —où le juge Dias Toffoli a auparavant ordonné les auditions d'enquêteurs, dont le banquier Daniel Vorcaro—, le président du STF Edson Fachin a publié une note le 22 janvier 2026, défendant les actions de la cour et le rôle de Toffoli. Sans nommer directement l'affaire, il a défendu les décisions monocratiques pendant la récession, rejeté les menaces contre l'institution et averti que les attaques contre le STF sapent la démocratie.
Le président du STF Edson Fachin a publié une note technique jeudi soir, le 22 janvier 2026, en réponse aux critiques sur la gestion de l'affaire Banco Master par le ministre Dias Toffoli en tant que rapporteur. L'affaire, impliquant des fraudes financières présumées, a été transférée au STF fin 2025 après avoir impliqué des figures comme l'ancien directeur Daniel Vorcaro, entraînant les ordres de décembre de Toffoli pour des auditions par la Police fédérale. La note de Fachin, évoquant des impacts sur le 'système financier national', défend les réponses coordonnées des organismes comme la Banque centrale, la Police fédérale et le Parquet général. Fachin loue la supervision judiciaire de Toffoli, guidée par la Constitution, le dû process et la défense pleine. Il légitime les décisions monocratiques pendant la récession, quand le plénum est suspendu, assurant un examen collégial des irrégularités. 'Il est légitime pour les membres du Tribunal d'exercer la juridiction ordinaire pendant la période de récession, sans exception', a-t-il écrit. Rejetant les menaces et intimidations, Fachin déclare que le STF 'ne plie pas devant les menaces ou intimidations'. Il avertit que discréditer la Cour érode l'autorité, provoque le chaos et attaque la démocratie et l'État de droit. 'La critique est légitime et même nécessaire. Cependant, l'histoire est implacable envers ceux qui tentent de détruire les institutions pour protéger des intérêts troubles ou des projets de pouvoir ; et le STF ne permettra pas cela'. La prominence de l'affaire découle des allégations de fraude et des liens présumés de Toffoli avec Vorcaro, alimentant la pression interne au STF pour qu'il se récusât —bien que non unanime, pour éviter des précédents de coercition basés sur des opinions—. Fachin a écourté ses vacances pour discuter de solutions à Brasília au milieu de la crise d'image, sans aborder directement les codes éthiques. Fachin réaffirme l'engagement du STF : 'La Cour suprême a beaucoup fait au Brésil pour défendre l'État de droit démocratique ; elle en fera encore plus. La transparence, l'éthique, la crédibilité et la respectabilité profitent à l'État de droit. Cela doit être l'engagement de nous tous, démocrates'.