Le Congrès brésilien a annulé le veto du président Lula sur le projet de loi de dosimétrie ce jeudi (30 avril), ce qui pourrait réduire les peines des personnes condamnées pour des actes liés à une tentative de coup d'État, y compris Jair Bolsonaro. Les dossiers seront examinés individuellement par le STF. Cette décision représente le deuxième échec consécutif du gouvernement au Congrès.
Lors d'une session commune tenue ce jeudi (30 avril 2026), le Congrès a annulé le veto du président Lula sur le projet de loi de dosimétrie. Le vote à la Chambre a recueilli 318 voix en faveur de l'annulation, 144 contre et 5 abstentions. Au Sénat, 49 votes étaient favorables et 24 contre. Le texte approuvé pourrait réduire la peine de Jair Bolsonaro de 27 ans et 3 mois à 3 ans et 3 mois de prison. Les personnes condamnées pour les événements du 8 janvier et les tentatives de coup d'État devront demander des remises de peine au STF, qui procédera à des examens individuels. « Le STF décidera de cela », a déclaré le président de la Chambre, Hugo Motta (Republicanos). L'annulation fait suite au rejet par le Sénat, mercredi (29 avril), de la nomination de Jorge Messias au STF, avec 42 voix contre et 34 pour. Attribuées au président du Sénat Davi Alcolumbre (União Brasil), ces défaites successives ont affaibli le gouvernement. Un éditorial dans Folha de S.Paulo soutient que ce projet de loi viole brutalement la Constitution en servant des intérêts particuliers plutôt que l'intérêt commun.