Le président Lula annoncera officiellement son veto au projet de dosimétrie —précédemment adopté par le Congrès pour alléger les peines de Jair Bolsonaro et des condamnés du 8 janvier— lors d’un événement le 8 janvier 2026 marquant le troisième anniversaire des attaques golpistes. Des sources du Planalto indiquent que des alliés, et non l’Exécutif, contesteraient toute annulation congressionnelle devant le STF.
Après l’adoption du projet à la Chambre (291-148) et au Sénat (48-25) fin 2025, le gouvernement fédéral anticipe qu’une annulation du veto de Lula pourrait entraîner un recours pour inconstitutionnalité devant le STF de la part de parlementaires alliés, et non de l’Exécutif directement. Un député a confié à Folha des plans pour saisir la cour si nécessaire. Lula a confirmé le veto avant l’échéance de lundi mais le révélera jeudi au Palais du Planalto lors d’une cérémonie avec alliés et soutiens, avec des écrans géants. Les dirigeants du PT poussent pour des événements afin d’influencer le Congrès contre l’annulation. Lula a commenté : « Le Congrès a le droit de faire des choses. J’ai mon droit de veto. Ensuite, ils ont le droit d’annuler mon veto ou non. C’est comme ça que le jeu fonctionne. » Un sondage Datafolha indique que 54 % jugent juste la peine de 27 ans et 3 mois prononcée par le STF contre Bolsonaro, renforçant la position de Lula. Le président de la Chambre Hugo Motta (Republicanos-PB) et le président du Sénat Davi Alcolumbre (União Brasil-AP) snobent l’événement. La ministre Gleisi Hoffmann a noté : « Pour la première fois, les actes du 8 janvier se déroulent avec les chefs de ce coup d’État condamnés par la justice et purgeant leurs peines », liant les punitions à la souveraineté face à des pressions externes comme celles de l’administration Trump. L’ancien intervenant en sécurité du DF Ricardo Cappelli a soutenu le veto : « Cette attitude du président est en phase avec la gravité de ce qui s’est passé », créditant le STF pour la responsabilisation historique du coup.