Le président Luiz Inácio Lula da Silva a sanctionné le budget 2026 mercredi (14/1), en mettant son veto à environ 400 millions R$ d’amendements parlementaires pour violation des règles de transparence. Cette décision, publiée au Journal Officiel, pourrait créer des tensions entre les pouvoirs exécutif et législatif en année électorale, avec 11 milliards R$ supplémentaires à réallouer ou bloquer. Le budget total s’élève à 6,54 trillions R$, incluant des objectifs fiscaux et des augmentations pour les secteurs sociaux.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a sanctionné la Loi de Budget Annuel (LOA) pour 2026 le 14 janvier, en mettant son veto à environ 400 millions R$ d’amendements parlementaires. La justification du Planalto est que ces fonds, insérés pendant les débats congressionnels, violaient la Loi Complémentaire n° 210/2024, qui exige la transparence dans l’exécution des amendements. Plus précisément, le veto visait les ressources de type RP2, destinées à la planification ministérielle en santé et éducation, mais affectées par les parlementaires à des destinations locales comme des villes et hôpitaux — une manœuvre que le gouvernement considère comme une tentative de ressusciter le « budget secret » éteint (RP9). Avant la sanction, le ministre de la Maison Civile Rui Costa a indiqué la nécessité de couper environ 11 milliards R$ d’amendements approuvés, dépassant la limite de 2,5 % ajustée à l’inflation convenue avec la Cour Suprême Fédérale (STF). Avec le veto, le montant effectif pour les amendements tombe à environ 50 milliards R$ sur les 61 milliards R$ prévus, soit une hausse de 25 % par rapport aux 48 milliards R$ de 2025. Le rapporteur du budget, le député Isnaldo Bulhões (MDB-AL), a inclus 7 180 amendements : 5 784 des députés, 1 086 des sénateurs, 248 des caucus d’État et 62 des commissions. Pour y parvenir, des coupes ont été faites dans les programmes sociaux, incluant 6,2 milliards R$ de la Sécurité Sociale, 300 millions R$ de l’Aide au Gaz et plus de 500 millions R$ du Pé-de-Meia. Le budget total est de 6,54 trillions R$, avec un objectif de surplus primaire de 34,2 milliards R$ et un plafond de croissance des dépenses de 2,5 %. Les secteurs prioritaires reçoivent 271,3 milliards R$ pour la Santé et 233,7 milliards R$ pour l’Éducation. Les programmes sociaux incluent Bolsa Família avec 158,63 milliards R$, Pé-de-Meia avec 11,47 milliards R$ et Gás para Todos avec plus de 4,7 milliards R$. Le salaire minimum passe à 1 621 R$. La LDO exige l’engagement de 65 % des amendements obligatoires (38 milliards R$) d’ici juillet, avant les élections. Le Congrès examinera les vetos en février.