La Chambre des députés a entamé une session tendue pour débattre du budget 2026, où le pouvoir en place a obtenu le quorum et mise sur un vote chapitre par chapitre. L'opposition critique les coupes dans l'éducation, la santé et le handicap, tout en défendant l'abrogation de lois récentes. Le gouvernement prévoit 10,4 % d'inflation et 5 % de croissance du PIB.
Le 17 décembre 2025, la Chambre des députés d'Argentine a ouvert sa session à 14h00 pour discuter du budget national 2026, atteignant le quorum à 14h27 avec le soutien de La Libertad Avanza, PRO et UCR. Le pouvoir en place, dirigé par Bertie Benegas-Lynch, a proposé de voter chapitre par chapitre pour accélérer le processus, une motion approuvée malgré les demandes de l'opposition pour un vote article par article afin d'exposer les coupes sensibles.
Le projet de loi inclut l'article 75, qui abroge les lois sur le financement universitaire (loi 27.795), l'urgence handicap (loi 27.793) et l'urgence pédiatrique, provoquant de vives critiques. L'Université de Buenos Aires a dénoncé une coupe de 30 % des fonds pour ses hôpitaux, affectant des institutions comme l'Hôpital de Clínicas. Máximo Kirchner a interrogé : « Ni entregando la soberanía van a poder pagar la deuda », mettant en garde contre les impacts sur les tarifs et les politiques publiques. Myriam Bregman a dénoncé l'« achat de votes » avec les contributions du Trésor national (ATN), qualifiant le budget d'« injuste, illusoire et fictif » selon Maximiliano Ferraro de la Coalition civique.
Du côté du pouvoir en place, Gabriel Mayoraz a défendu : « Este Gobierno logró sin Presupuesto lo que no se había logrado en años », soulignant une réduction de 20 points de la pauvreté infantile. Nicolás del Caño a appelé à une « rébellion populaire » contre l'ajustement. Un incident inhabituel s'est produit lorsque Lisandro Almirón, de La Libertad Avanza, a loué des travaux comme le pont Chaco-Corrientes, qui provenaient en réalité du rapport d'Unión por la Patria, corrigé par Germán Martínez.
Devant le Congrès, des manifestants ont clashes avec la police lors d'une méga-opération. Le gouvernement s'est accordé avec CABA pour inclure le paiement de la dette de coparticipation. La session vise une demi-sanction avant la fin de l'année pour l'envoyer au Sénat.