French deputies resuming debates on the 2026 budget in the National Assembly chamber.
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Les députés reprennent les débats sur le budget 2026 après une pause

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Après une suspension des débats ce week-end, les députés de l'Assemblée nationale ont repris lundi 17 novembre les discussions sur la partie recettes du projet de loi de finances pour 2026, avec plus de 1 500 amendements à examiner d'ici le 23 novembre. En soirée, ils s'emparent du projet de loi de fin de gestion ajustant les finances 2025, marqué par des débats sur la baisse des recettes de TVA. Parallèlement, le Sénat examine le budget de la Sécurité sociale et supprime la suspension de la réforme des retraites.

Les débats budgétaires à l'Assemblée nationale se poursuivent dans un contexte tendu, avec un délai constitutionnel serré jusqu'au 23 novembre pour examiner le projet de loi de finances (PLF) 2026 avant son envoi au Sénat. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a indiqué que la France est «en passe de remplir» son objectif de déficit public à 5,4 % du PIB pour 2025, contre 5,8 % en 2024. Cependant, une baisse des recettes de TVA de 5 milliards d'euros par rapport aux prévisions préoccupe les élus. Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, estime que le trou total pourrait atteindre 10 milliards, qualifiant cela de «cercle récessif» impactant la consommation des ménages. Montchalin a annoncé une mission à Bercy pour analyser les causes, comme l'essor de la consommation par colis, tout en notant que d'autres recettes, comme l'impôt sur les sociétés (+5 milliards), compensent partiellement.

En soirée, l'hémicycle examine le projet de loi de fin de gestion (PLFG) pour 2025, un texte technique mais politique. Il prévoit des ouvertures de crédits, dont 190 millions pour la sécurité en outre-mer et contre les incendies, et 1,1 milliard pour l'écologie liés à des contrats passés et une baisse des prix des énergies renouvelables – une mesure critiquée par le RN, Jean-Philippe Tanguy déclarant : «Elles n’ont qu’à se financer toutes seules». Des annulations sont prévues, comme 1,6 milliard en moins sur «France 2030» et 2,9 milliards d'allègement de la dette grâce à la BCE. Sans ce texte, le gouvernement ne pourrait pas verser l'allocation aux adultes handicapés ni la prime d'activité en décembre (+450 millions).

Au Sénat, la commission des Affaires sociales a supprimé samedi la suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2028, adoptée à l'Assemblée grâce au PS, aux écologistes et au RN. Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, insiste : «Il est impératif que le déficit public final soit inférieur à 5 % du PIB». Sébastien Lecornu, Premier ministre, avertit que l'absence de budget pèserait sur l'économie française. Les oppositions, dont le RN, votent contre, Jordan Bardella affirmant que son parti s'opposera «quoi qu’il arrive».

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