Après le rejet par la Chambre basse d’un chapitre controversé, la commission Budget du Sénat argentin a approuvé le 19 décembre un dictamen majoritaire pour le Budget 2026, omettant le chapitre 11 sur l’abrogation des lois de financement des universités et du handicap. Une session spéciale est prévue le 26 décembre, tandis que la réforme du travail est repoussée à février.
La Libertad Avanza (LLA) et ses alliés, dont PRO, UCR et forces provinciales, ont obtenu un dictamen majoritaire à la commission Budget et Trésor du Sénat pour le projet de loi sur le Budget 2026, inchangé par rapport à la version de la Chambre basse après le rejet du chapitre 11 — contenant l’article 75 visant à abroger les lois d’urgence sur le handicap et le financement des universités — le 17 décembre.
Cette exclusion a perturbé le plan du gouvernement Milei pour un paquet complet de réformes en fin d’année. Des sources officielles ont indiqué à Perfil que la formulation et le timing du chapitre étaient peut-être inadéquats, les mesures fiscales étant trop regroupées, ce qui a affecté les votes. Les efforts de dernière minute des députés, comme des transferts supplémentaires pour la ville de Buenos Aires et les fonds judiciaires, ont échoué.
La cheffe du bloc au Sénat, Patricia Bullrich, a salué le dictamen : « Il respecte les trois piliers de notre plan », en insistant sur la « règle d’or » du surplus budgétaire. C’est la première loi complète des dépenses et recettes de Milei. Le secrétaire au Trésor, Carlos Guberman, a détaillé les allocations : 45 % sécurité sociale/pensions/retraites ; 16 % aide sociale ; 11 % salaires publics ; 9 % intérêts de la dette (82 % au total), plus subventions et universités.
Le ministre de l’Intérieur, Diego Santilli, a déclaré sur TN : « Le Président a tracé une voie et elle se concrétise. » Au milieu des tensions du PRO sur une nomination à l’AGN, il a loué leur soutien : « Le PRO nous a accompagnés fermement, les 11 députés malgré l’orage. »
La vice-présidente Victoria Villarruel a programmé une session spéciale le 26 décembre pour le Budget et la loi d’Inocencia Fiscal, toutes deux avec dictamen. Le pouvoir en place envisage des amendements en séance plénière ou des projets séparés pour les objectifs du chapitre 11, malgré les défis de la dynamique sénatoriale. Le dictamen de la réforme du travail est approuvé mais reporté au 10 février en raison de changements demandés, de manque de votes et de manifestations de la CGT.
Le gouvernement considère ce contretemps comme une leçon, l’analyste Pablo Salinas mettant en garde contre l’entrée en session sans votes assurés. Les efforts se concentrent sur la construction d’alliances pour éviter un veto du Budget incomplet.