La Commission des relations extérieures du Sénat brésilien a approuvé une mission officielle aux États-Unis pour superviser les demandes d'asile de ressortissants brésiliens, en se concentrant sur le cas de l'ancien député Alexandre Ramagem suite à sa brève détention par l'ICE. L'initiative, demandée par le sénateur Jorge Seif, vise à vérifier le soutien consulaire et les pratiques migratoires américaines dans un contexte de demande d'extradition par le Brésil.
La Commission des relations extérieures du Sénat, présidée par Hamilton Mourão (Republicanos-RS), a approuvé jeudi (16) une mission à Orlando et Washington D.C., proposée par le sénateur Jorge Seif (PL-SC). Les objectifs incluent l'évaluation de l'assistance consulaire apportée aux Brésiliens, l'examen du traité d'extradition entre le Brésil et les États-Unis, ainsi que la visite d'installations de l'ICE, le tout étant directement lié à la récente épreuve vécue par Ramagem.
Comme détaillé dans les précédents rapports (voir : 'Ramagem, fugitif brésilien recherché pour complot, détenu par l'ICE aux États-Unis à Orlando' et 'L'ancien député Ramagem libéré de sa détention américaine pour des questions migratoires'), Ramagem — condamné à plus de 16 ans de prison pour tentative de coup d'État et déchu de son mandat de député — a été arrêté par l'ICE à Orlando le 13 avril en raison d'un visa expiré, avant d'être libéré deux jours plus tard sans caution en raison de sa demande d'asile en cours. Il avait fui le Brésil clandestinement via la Guyane en 2025 pendant son procès.
Dans une vidéo publiée après sa libération, Ramagem a remercié les responsables de l'administration Trump, a affirmé que sa situation aux États-Unis était régulière grâce à une entrée valide et au processus d'asile, et a critiqué le directeur général de la police fédérale brésilienne, Andrei Rodrigues. Son allié Eduardo Bolsonaro (PL-SP) a exprimé son soutien, déclarant que le statut de Ramagem était légal dans l'attente de l'approbation de son asile.
Cette mission reflète la montée des tensions politiques, les partisans de Ramagem voyant son séjour aux États-Unis d'un bon œil, tandis que ses opposants, dont le président Lula, exigent son retour pour purger sa peine.