Les Forces de soutien rapide (RSF) et le Mouvement de libération des peuples du Soudan-Nord (SPLM-N) ont lancé mardi une attaque contre des positions de l’armée dans la région sud-est du Nil Bleu au Soudan, s’emparant de la ville stratégique de Deim Mansour. Ils ont également pris Bashir Nuqu et Khor al-Budi dans le comté de Kurmuk. Ce développement menace la mainmise de l’armée sur la ville clé de Kurmuk.
Une nouvelle escalade dans le conflit interne du Soudan s’est déroulée dans la région du Nil Bleu, où les Forces de soutien rapide (RSF) et le Mouvement de libération des peuples du Soudan-Nord (SPLM-N), dirigé par Abdel Aziz al-Hilu, ont attaqué trois positions de l’armée mardi. La coalition s’est emparée de la ville stratégiquement vitale de Deim Mansour, ainsi que de Bashir Nuqu et Khor al-Budi dans le comté de Kurmuk, après des affrontements avec les forces de l’armée soudanaise. Il y a seulement quelques semaines, le 26 janvier, l’armée avait repris des positions dans le comté de Bau à la même alliance RSF-SPLM-N, qui les avait saisies la veille grâce à des avancées depuis le Soudan du Sud. Le SPLM-N a revendiqué l’assaut de mardi sur les garnisons de l’armée dans le comté de Kurmuk. Le commissaire de Kurmuk, Abdel Ati Mohamed al-Faki, a confirmé que les RSF et le SPLM-N ont visé des sites incluant Deim Mansour et Khor al-Budi, l’armée ripostant activement aux assaillants. Deim Mansour revêt une importance critique en tant que porte d’entrée vers la ville de Kurmuk, et sa perte pourrait compromettre le contrôle de l’armée sur la zone. Cet incident met en lumière les tensions persistantes dans les régions frontalières sud-est du Soudan, potentiellement impliquant les pays voisins et compliquant les efforts de paix.