Le Sandiganbayan a statué que les dépôts en devises étrangères dans des banques étrangères sont protégés par les lois sur le secret bancaire et ne peuvent être saisis par le gouvernement dans les enquêtes sur les richesses mal acquises, dans une affaire impliquant des dépôts suisses placés en séquestre par le frère de l’ancienne première dame Imelda Marcos.
Le 15 janvier 2026, la Sixième Division du Sandiganbayan a émis une résolution rejetant la demande de la Commission présidentielle sur le bon gouvernement (PCGG) d’un mandat d’attache provisoire sur les dépôts bancaires conjoints de Benjamin « Kokoy » Romualdez et de sa femme Juliette, placés en séquestre à la Philippine National Bank (PNB) depuis 1999. Le solde du compte s’élève à 410,012 millions de pesos (P410.012 million).La PCGG cherche à confisquer 5 193 726,37 dollars de richesses prétendument mal acquises cachées dans des dépôts bancaires suisses par le couple, parents de l’ancien président de la Chambre des représentants Martin Romualdez. Le tribunal a statué que le compte relève de la section 8 de la loi de la République n° 6426, la loi sur les dépôts en devises étrangères, qui exempte ces dépôts d’attache.« La section 8 de la FCDA prévoit expressément que tous les dépôts en devises étrangères autorisés en vertu de la FCDA sont exempts d’attache », a déclaré le tribunal. Bien que la PCGG, représentée par le Bureau du Solicitor général (OSG), ait argué que l’attache était nécessaire pour maintenir les fonds à la portée du tribunal pendant l’affaire en cours, le tribunal a estimé qu’aucune exception à la loi ne s’appliquait.Le contrat de séquestre prévoit des garanties empêchant la disposition des fonds sans jugement définitif ou consentement mutuel du couple et de la PCGG. Le 18 juin 2018, la Quatrième Division a rejeté la plainte initiale pour manque de juridiction de l’ombudsman ; l’OSG l’a refile fin de l’année dernière.Les fonds font partie de la fortune inexpliquée de Romualdez durant son mandat de gouverneur de Leyte et d’ambassadeur en Chine, en Arabie saoudite et à Washington. La PCGG a noté que sa valeur nette en 1983 n’était que de 2,348 millions de pesos. Les dépôts ont été tracés en décembre 1998 via un procureur de district suisse.