Un capitaine du laboratoire de police scientifique du Service de police sud-africain (SAPS) a été arrêté à son domicile de Pretoria vendredi, sous l'accusation d'entrave à la justice. Cette arrestation est liée à des allégations dans des affaires de meurtre très médiatisées et à des témoignages devant la commission d'enquête Madlanga. Il doit comparaître devant le tribunal d'instance de Pretoria lundi.
L'équipe spéciale chargée des recommandations de la commission Madlanga a procédé à l'arrestation. La porte-parole de la police nationale, Athlenda Mathe, a confirmé que l'opération a eu lieu vendredi et a conduit à la saisie de rapports balistiques, de munitions et d'autres éléments. Les chefs d'accusation découlent d'allégations de manipulation de preuves dans plusieurs enquêtes pour meurtre. Parmi celles-ci figure le meurtre de l'ingénieur de Vereeniging Armand Swart en avril 2024, pour lequel des témoins ont déclaré en octobre dernier que des cartouches et une arme à feu avaient été manipulées de manière inappropriée au laboratoire de police scientifique du SAPS. Des témoignages antérieurs devant la commission avaient fait état d'erreurs dans le rapport balistique initial de l'affaire Swart. Le document comportait des analyses manquantes et des numéros de dossier erronés avant d'être réécrit. Cette arrestation marque le dernier développement en date dans le cadre de l'examen par la commission des réseaux présumés au sein des structures du SAPS. Elle survient deux semaines après la comparution du commissaire national de la police, Fannie Masemola, et d'autres hauts responsables devant le tribunal pour des accusations distinctes de corruption.