La commission des Finances du Sénat a approuvé à l'unanimité une disposition de la mégaréforme accordant aux entreprises un crédit d'impôt de 150 UTM par travailleur si elles financent les traitements de maladies catastrophiques de leurs employés ou de membres directs de leur famille.
La mesure, proposée par le sénateur indépendant Rodolfo Carter et le sénateur du Parti républicain Renzo Trisotti, a été approuvée la semaine dernière en commission. Elle permet aux entreprises d'effectuer des paiements pour des traitements de maladies catastrophiques bénéficiant aux travailleurs dépendants, aux enfants jusqu'à 25 ans, aux conjoints ou aux partenaires civils.
Pour accéder à cet avantage, le travailleur doit justifier d'au moins trois ans d'ancienneté continue et l'entreprise doit être à jour de toutes ses cotisations de sécurité sociale. Si les décaissements dépassent la limite du crédit, l'excédent pourra être déduit en tant que dépense nécessaire à la production de revenus.
Les maladies catastrophiques sont définies comme des affections chroniques ou potentiellement mortelles dont les traitements sont extrêmement coûteux, complexes et prolongés. Les détails spécifiques seront fixés par décret suprême des ministères des Finances et de la Santé.
Le sénateur Carter a déclaré que l'initiative vise à faire passer la logique d'entreprise de la confrontation à la collaboration et à répondre à l'urgence des familles confrontées à des drames tels que le cancer. Selon le rapport financier, la règle entraînerait une baisse des recettes fiscales de 20,844 milliards de pesos, en supposant 5 818 cas financés.