Depuis son club de Doral à Miami, Donald Trump a déclaré lundi que les objectifs militaires de l'opération contre l'Iran étaient «largement atteints», tout en refusant d'ordonner la fin des bombardements. Le président américain a vanté le succès de l'opération «Furie Épique» et menacé de viser les infrastructures énergétiques iraniennes si nécessaire. Il a minimisé l'impact de la hausse des prix du pétrole tout en exprimant sa déception face à la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême.
Le 10 mars 2026, lors de sa première conférence de presse depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, Donald Trump s'est exprimé depuis son club de golf de Doral, en Floride. Il a affirmé que les objectifs militaires étaient «largement atteints», déclarant : «Nous avons anéanti toutes les forces iraniennes, de manière très complète, et la plupart des forces navales ont été coulées». Selon lui, l'opération «Furie Épique» progresse «de manière très décisive» et est «en avance sur le calendrier» initial de quatre à cinq semaines.
Trump a justifié le lancement de l'attaque par une «menace imminente» de l'Iran, influencé par ses conseillers Steve Witkoff, Jared Kushner, Pete Hegseth et Marco Rubio. Il a ajouté : «Si nous ne les avions pas frappés, ils allaient prendre le contrôle du Moyen-Orient et essayer de détruire Israël». Bien que plus de 5000 cibles aient été frappées, dont des capacités en drones et missiles, il n'a pas annoncé la fin des opérations, menaçant : «Nous pourrions détruire toutes [les infrastructures énergétiques] en une seule journée» si l'Iran persiste.
Sur les prix du pétrole, qui ont grimpé jusqu'à 120 dollars le baril avant de refluer, Trump a minimisé les effets aux États-Unis, citant les réserves domestiques et un partenariat avec le Venezuela. Il a promis une assurance contre les risques pour les pétroliers dans le Golfe et menacé une réponse «incalculable» si l'Iran bloque le détroit d'Ormuz. Trump s'est dit déçu par la nomination de Mojtaba Khamenei, successeur de son père Ali Khamenei tué dans les frappes, estimant que cela «conduira à davantage de problèmes». Il a démenti toute divergence avec son vice-président JD Vance sur l'engagement militaire.
Cette ambiguïté entretient le flou sur la suite du conflit, alors que les Gardiens de la Révolution iraniens affirment décider de son issue.