Dans la foulée de la capture par les États-Unis de Nicolás Maduro le 3 janvier 2026, le président Trump a intensifié les menaces d'action contre les cartels mexicains pour trafic de drogue. La présidente Sheinbaum a rejeté les initiatives unilatérales, citant la coopération en cours au milieu des révisions du T-MEC, en écho à ses rejets antérieurs de rhétorique similaire.
S'appuyant sur ses avertissements de décembre 2025 concernant d'éventuelles opérations militaires contre les cartels — qualifiés d'inutiles par Sheinbaum —, Trump a durci sa position après que les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse à Caracas le 3 janvier 2026, lors d'une opération ayant tué plus de 40 personnes.
À bord de l'Air Force One, Trump a déclaré : « Il faut faire quelque chose concernant le Mexique. Le Mexique doit s'organiser, car les drogues affluent du Mexique. » Il a proposé des troupes à Sheinbaum, qu'il a qualifiée de « grande personne » mais « un peu effrayée par les cartels », tout en critiquant le contrôle du Mexique sur le trafic et en qualifiant les cartels de terroristes.
Le 5 janvier, Sheinbaum a réaffirmé la souveraineté lors de sa conférence de presse : « Je ne vois aucun risque. Il y a coordination, il y a collaboration avec les États-Unis... Le crime organisé ne se résout pas par intervention. » Elle a mis en avant l'augmentation des arrestations, saisies et extraditions mexicaines.
Des analystes comme David Saucedo y voient une tactique de négociation avant les révisions du T-MEC. Les experts mettent en garde qu'une intervention pourrait compromettre la coopération. Le Mexique s'est joint au Brésil, à la Colombie et à d'autres dans une déclaration de l'ONU rejetant le contrôle externe du pétrole vénézuélien. Ricardo Monreal, de Morena, a appelé à l'unité nationale face aux menaces à la souveraineté.