Des responsables de l'administration ont accueilli des représentants des forces de l'ordre à la Maison-Blanche le 10 juin pour aborder les préoccupations concernant l'article 604 du CLARITY Act. Cette disposition protégerait de nombreux développeurs de logiciels des règles relatives aux émetteurs de monnaie électronique, tout en maintenant les plateformes d'échange et les portefeuilles hébergés sous des obligations de conformité. Les discussions ont porté sur la question de savoir si des protections étendues pourraient entraver les poursuites liées aux crimes impliquant des cryptomonnaies.
La réunion a duré près de 90 minutes et comptait environ 20 participants. Elle s'est concentrée sur le texte tiré du Blockchain Regulatory Certainty Act, qui définit un développeur ou un fournisseur sans contrôle comme une entité n'ayant pas la capacité unilatérale de contrôler les transactions des utilisateurs.
Des groupes de forces de l'ordre, dont la Fraternal Order of Police, ont averti que cette clause de protection pourrait limiter les outils utilisés pour tracer les fonds illicites et poursuivre les contrevenants. La sénatrice Catherine Cortez Masto a déclaré que le projet actuel compromet les efforts visant à récupérer l'argent des victimes.
Les représentants de l'industrie soutiennent que le projet de loi reste favorable à l'application de la loi et améliorerait la surveillance grâce à de meilleurs outils de sanctions et à une meilleure coordination avec le Trésor. Ils soulignent que la responsabilité pénale en cas de facilitation sciemment d'activités illicites continuerait de s'appliquer en vertu des lois existantes.
Le projet de loi nécessite 60 voix au Sénat pour progresser, et plusieurs démocrates ont conditionné leur soutien à la satisfaction des forces de l'ordre vis-à-vis du texte final. Les négociations se poursuivent avant la pause parlementaire d'août.