Un tribunal de Hong Kong a condamné l'éditeur pro-démocratie Jimmy Lai à 20 ans de prison le 9 février 2026, en vertu de la loi sur la sécurité nationale de Pékin pour complot visant à colluder avec des forces étrangères et publication de matériel séditieux. Le magnat des médias de 78 ans et six anciens cadres d'Apple Daily font partie des emprisonnés dans une affaire suscitant une vive condamnation internationale comme une répression politiquement motivée.
Le 9 février 2026, trois juges de la Haute Cour au tribunal de West Kowloon ont prononcé des peines en moins de 10 minutes contre Jimmy Lai, six hauts cadres de son tabloïd désormais défunt Apple Daily, trois sociétés associées et deux activistes. Lai, critique éminent du Parti communiste chinois et fondateur d'Apple Daily (qui a fonctionné de 1995 jusqu'à sa fermeture forcée en 2021 au milieu de la répression de Pékin), a été condamné en décembre 2025 pour deux chefs d'accusation de complot de collusion avec des forces étrangères sous la loi sur la sécurité nationale de 2020 et un chef de complot pour imprimer et diffuser des articles séditieux. Sa libération possible la plus précoce est en 2044 à 96 ans, en supposant une réduction d'un tiers pour bonne conduite. Les six anciens membres du personnel d'Apple Daily, qui ont plaidé coupable, ont écopé de peines allant de six ans et neuf mois à 10 ans. Les deux activistes, qui ont témoigné pour l'accusation, ont reçu jusqu'à sept ans et trois mois. Lai, citoyen britannique né en Chine arrêté en août 2020 pour soutien présumé aux manifestations pro-démocratie de 2019, a enduré plus de 1 800 jours de détention, beaucoup en isolement cellulaire. Des rapports disent qu'il a souri et salué ses partisans après la sentence. L'officiel de la police de Hong Kong Steve Li a accueilli le verdict, qualifiant Lai de 'cerveau et manipulateur en coulisses'. L'affaire met en lumière le contrôle croissant de Pékin sur la région administrative spéciale. La réaction internationale a été immédiate. La secrétaire aux Affaires étrangères britannique Yvette Cooper l'a jugée 'politisement motivée', équivalente à une peine à perpétuité pour l'octogénaire, et a appelé à sa libération humanitaire. Le Département d'État américain, via le sénateur Marco Rubio, l'a condamné comme une 'conclusion injuste et tragique' violant la Déclaration commune sino-britannique de 1984 et a exhorté à la libération conditionnelle. Le représentant John Moolenaar l'a qualifiée de 'tache sur le bilan des droits humains du Parti communiste chinois'. La fille de Lai, Claire, a décrit la sentence comme 'cruellement déchirante', avertissant qu'il pourrait 'mourir en martyr derrière les barreaux'. Son fils Sebastian a dit à la BBC que c'était 'essentiellement une peine de mort' malgré le dévouement de son père aux libertés de Hong Kong.