Le maire sortant de Reims, Arnaud Robinet, membre d'Horizons, annonce sa candidature pour un troisième mandat aux municipales, malgré des contestations venues de la droite et de la gauche. Ces critiques portent principalement sur la démolition en 2024 du pont Charles-de-Gaulle, dans le cadre d'un projet de réaménagement urbain.
Arnaud Robinet, qui a quitté Les Républicains en 2021 pour rejoindre Horizons, fait face à un climat tendu à l'approche des élections municipales. Âgé d'une cinquantaine d'années, il est critiqué pour sa décision de démolir le pont Charles-de-Gaulle, situé en plein centre-ville. Ce pont, l'un des trois reliant les quartiers populaires du sud au centre, a été rasé en 2024 malgré les protestations des habitants.
Le projet vise le réaménagement des berges du canal, qui, avec l'autoroute, divise la ville en deux. Robinet a justifié la destruction en qualifiant le pont de « une verrue qui arrivait dans un cul-de-sac ». Cette opération s'inscrit dans une refonte plus large, incluant un nouveau plan de circulation et de stationnement qui perturbe les automobilistes.
Parmi les changements figure la réaménagement de la voie des Sacres, une artère de 2,5 kilomètres reliant la gare à la basilique Saint-Remi en passant par la cathédrale. Cette voie accorde désormais plus d'espace aux transports en commun, avec l'introduction de bus électriques, ainsi qu'aux piétons et cyclistes. Bien que le projet ait été connu des Rémois, sa mise en œuvre a surpris par l'ampleur des disruptions causées.