Le commissaire du Bureau of Internal Revenue, Charlito Mendoza, a annoncé que toutes les lettres d’autorité nécessitent désormais son approbation avant leur émission, dans le cadre de réformes visant à prévenir les abus lors des audits fiscaux. Il l’a révélé lors d’une audience de la commission blue ribbon du Sénat le 11 décembre 2025. Auparavant, ces documents étaient émis au niveau régional sans escalade vers le commissaire.
Le 11 décembre 2025, lors d’une audience de la commission blue ribbon du Sénat, le commissaire du Bureau of Internal Revenue (BIR), Charlito Mendoza, a annoncé des réformes concernant l’émission des lettres d’autorité (LOA). Ces documents initient généralement les audits fiscaux, mais auparavant les directeurs régionaux avaient une autorité absolue pour les émettre sans approbation du commissaire. « Actuellement, pour l’émission de lettres d’autorité par les directeurs régionaux, ils ont une autorité absolue pour les émettre. Et elles ne sont plus soumises au commissaire pour approbation ou autorisation préalable », a-t-il déclaré.
En réponse aux rapports sur l’utilisation abusive des LOA pour extorsion et sollicitation de pots-de-vin auprès des hommes d’affaires et contribuables, le BIR a suspendu les opérations d’audit sur le terrain. Les sénateurs JV Ejercito et Erwin Tulfo ont allégué que le personnel du BIR retenait jusqu’à 70 % de ces collectes. Pour améliorer les processus, le BIR prévoit de limiter le nombre de LOA qu’un contribuable peut recevoir, soutenu par un système numérique intégré pour de meilleurs contrôles et équilibres.
L’ancienne commissaire du BIR, Kim Henares, a souligné que les LOA restent essentielles pour une collecte fiscale efficace, citant une étude montrant 1 billion de pesos d’impôts non collectés dus à l’évasion et aux problèmes connexes. Pendant son mandat, son bureau surveillait strictement l’émission des LOA, avec des limitations dans le cadre de son plan d’audit. Ces réformes visent à renforcer l’intégrité du BIR face aux allégations de corruption.