L'administration de Bogotá a confirmé que le modèle de collecte des déchets basé sur des zones de service exclusives restera en place jusqu'en novembre 2027, après une prolongation accordée par la Cour constitutionnelle à la demande des recycleurs. À partir de cette date, la ville passera à un régime de libre concurrence. La Commission de régulation de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement de base émettra un cadre réglementaire transitoire pour les cinq entreprises impliquées.
Le directeur de l'Unité administrative spéciale des services publics (UAESP), Armando Ojeda, et la secrétaire à l'Habitat, Vanessa Velasco, ont annoncé que Bogotá conservera son modèle actuel de collecte des déchets dans des zones de service exclusives jusqu'au 30 novembre 2027. Cette décision découle d'une action de protection déposée par des recycleurs auprès de la Cour constitutionnelle, qui a accordé la prolongation pour préserver leur activité. La Commission de régulation de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement de base (CRA) émettra une réglementation transitoire permettant aux cinq entreprises exploitantes de continuer dans leurs zones assignées pendant cette période. Ojeda a défendu le modèle en déclarant : « Nous sommes convaincus que les zones de service exclusives sont le meilleur modèle pour la collecte des déchets à Bogotá. Le modèle de libre concurrence nécessite des accords avec les usagers (…) parfois des doubles facturations surviennent ou toutes les zones ne sont pas couvertes ». Parmi les améliorations annoncées, 35 nouveaux véhicules compacteurs seront acquis, et le kilométrage dans les zones de balayage sera étendu. Bogotá est la seule ville de Colombie avec ce système exclusif, qui diffère du modèle de libre concurrence dans d'autres endroits. La Superintendencia des services publics domiciliaires supervisera les tarifs facturés aux usagers, tandis que la CRA fixera des critères pour garantir que les améliorations de productivité profitent aux citoyens pendant la durée du régime transitoire. Ce délai inclut l'émission d'un nouveau cadre tarifaire pour la gestion des déchets, la demande de l'UAESP pour de nouvelles zones de service exclusives, son évaluation par la CRA, un processus d'appel d'offres public et le début des opérations sous le régime définitif.