Le député de Bumula, Jack Wamboka, démis de ses fonctions de président du PIC dans l'attente d'une enquête pour corruption

Le député de Bumula, Jack Wamboka, a été démis de ses fonctions de président du Comité des investissements publics (PIC) sur la gouvernance et l'éducation dans l'attente d'une enquête sur des allégations de corruption formulées par des témoins. La vice-présidente de l'Assemblée nationale, Gladys Boss Shollei, a confirmé cette suspension au Parlement le mercredi 22 avril 2026. Cette décision fait suite à des plaintes déposées par la Commission nationale pour la cohésion et l'intégration (NCIC).

La vice-présidente Gladys Boss Shollei a annoncé cette suspension au Parlement mercredi afin de préserver la confiance du public dans les travaux du comité pendant l'enquête.

« Afin de protéger la confiance du public dans le travail du Comité des investissements publics sur la gouvernance et l'éducation pendant la durée de l'enquête, je suis convaincue de suspendre l'honorable Jack Wanami Wamboka de la présidence du comité pendant cette période », a déclaré Mme Shollei.

La NCIC, dirigée par son président Samuel Kobia, a écrit au président de l'Assemblée, Moses Wetang'ula, pour protester contre le harcèlement, le traitement dégradant et les demandes de pots-de-vin à l'encontre de ses agents, qui ont comparu devant le comité lors de l'examen des rapports du vérificateur général pour les exercices financiers 2021/2022 et 2023/2024. M. Kobia a affirmé que ce comportement créait un climat d'intimidation, alléguant que M. Wamboka exigeait des pots-de-vin en échange d'un traitement favorable.

Mme Shollei a demandé au chef de la minorité, Junet Mohammed, de nommer un président par intérim d'ici le 23 avril à midi, le vice-président Boyd Were étant un député nouvellement assermenté et donc inéligible. Le député de Kikuyu, Kimani Ichung’wah, a salué cette initiative, la qualifiant de « décision salomonienne », et a suggéré de renvoyer l'affaire devant la Commission d'éthique et de lutte contre la corruption (EACC). Mme Shollei a toutefois opté pour un traitement interne par le Comité des pouvoirs et privilèges, qui doit rendre un rapport dans les 45 jours.

Le député de Homa Bay, Peter Kaluma, s'est également exprimé sur le sujet par écrit, avertissant que l'absence de réaction rapide face à ces allégations pourrait compromettre le rôle constitutionnel de surveillance du Parlement.

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