Des motions de défiance concurrentes ont été déposées contre la maire Babalwa Lobishe et le maire adjoint Gary van Niekerk à Nelson Mandela Bay, invoquant des défaillances dans la prestation de services et des fautes présumées.
Deux motions distinctes ont été soumises cette semaine. Le conseiller du parti GOOD, Lawrence Troon, en a déposé une contre Lobishe le 14 juillet, l'accusant de ne pas avoir remédié aux pannes d'électricité, aux coupures d'eau et à la dégradation des infrastructures. Le conseiller de l'ANC, Luyanda Lawu, a soumis une motion d'urgence contre Van Niekerk jeudi, la liant à son affaire judiciaire en cours impliquant des accusations de cyberfraude et de violations de la loi sur la gestion des finances municipales (Municipal Finance Management Act).
Van Niekerk s'était auparavant démarqué en publiant une déclaration de la National Alliance indiquant que le parti n'avait pas encore arrêté sa position sur la motion visant Lobishe. Il a également écrit au MEC (membre du conseil exécutif) du Cap-Oriental chargé de la gouvernance coopérative au sujet de l'incapacité de Lobishe à mettre en œuvre une stratégie de réhabilitation des routes.
La présidente du conseil, Eugene Johnson, a confirmé le dépôt des motions. Celle de Troon sera présentée en août, tandis que la motion d'urgence de Lawu pourrait être tranchée plus rapidement. La coalition dirigée par l'ANC détient une majorité capable d'évincer Van Niekerk, bien que les partis d'opposition ne disposent pas des voix nécessaires pour destituer Lobishe.
Van Niekerk a déclaré que ses actions étaient dictées par un devoir constitutionnel et non par une animosité personnelle. Lobishe a répondu aux questions concernant sa destitution par un émoji rieur.