La maire de Nelson Mandela Bay, Babalwa Lobishe, a survécu mardi à deux motions de défiance déposées lors d'une réunion du conseil municipal. Les motions, présentées par des conseillers du Freedom Front Plus et de l'ACDP, ont été rejetées faute de voix suffisantes. Le conseil a également décidé de former un comité ad hoc pour enquêter sur la réactivité du bureau de la maire.
Les conseillers de Nelson Mandela Bay ont rejeté deux motions de défiance à l'encontre de la maire Babalwa Lobishe lors de la réunion du conseil mardi. Les motions avaient été déposées par le conseiller du Freedom Front Plus, Bill Harington, et le conseiller de l'ACDP, Lance Grootboom, citant des échecs dans la prestation de services, notamment l'effondrement de pylônes électriques et la location irrégulière d'un transformateur pour 25 millions de rands à Coega Steels. Le conseiller de l'ACDP, M. Grootboom, a déclaré que les motions visaient à tester l'unité de l'opposition et à remédier à la mauvaise situation financière de la ville, qui affiche un taux de couverture des coûts d'un mois et 22 jours.
Plusieurs conseillers de la DA étaient absents et la plupart des membres de l'EFF ont voté contre les motions, ce qui a conduit à leur échec. Le conseiller du parti Good, Lawrence Troon, a accusé la DA de saboter les votes en s'abstenant, affirmant que cela aurait pu permettre d'obtenir jusqu'à 58 votes favorables. Le conseiller de la DA, Gustav Rautenbach, a rejeté ces affirmations, déclarant qu'ils avaient suivi la procédure appropriée pour justifier les absences.
La Commission provinciale d'intégrité de l'ANC a disculpé Mme Lobishe dans l'affaire de la location du transformateur, ne trouvant aucune preuve qu'elle ait enfreint la loi ou en ait tiré profit. Elle a déclaré à la commission que le contrat de location avait permis de sauver des emplois chez Coega Steels. Le conseil a été informé plus tard que l'accord était illégal.
Par ailleurs, une controverse a éclaté concernant un voyage de 88 029,64 rands au Cap, le 16 mars, pour une réunion de la commission parlementaire Cogta qui avait été reportée en raison d'un courriel de notification manqué, envoyé le 13 mars. La délégation, dont faisait partie Mme Lobishe, a engagé des frais, dont 20 504,94 rands pour son seul déplacement. Le président de la Cogta, Zweli Mkhize, a qualifié cet incident de preuve de désorganisation.
Le conseil a décidé de créer un comité ad hoc composé de membres de l'ANC, de la DA, de l'ACDP et de l'EFF pour enquêter dans un délai de 14 jours sur le manque de réactivité du bureau de la maire. Mme Lobishe a salué la mise en place d'un contrôle, mais a critiqué la session parlementaire, la jugeant injuste, et a refusé de s'excuser. La conseillère de la DA, Siyasanga Sijadu, a appelé à sa démission.