Le Congrès approuve la première prolongation de l'état d'exception dans la Macrozona Sur

Le Congrès chilien a approuvé la prolongation de l'état d'exception dans la Macrozona Sur, proposée par le gouvernement du président José Antonio Kast. La mesure a reçu un soutien important dans les deux chambres malgré les critiques liées aux récents épisodes de violence. Le ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado, a fait état d'une augmentation de 10 % des cas de violence rurale cette année.

L'équipe ministérielle du président José Antonio Kast, incluant le ministre de l'Intérieur Claudio Alvarado (UDI), le ministre de la Défense Fernando Barros, la ministre de la Sécurité Trinidad Steinert, et José García (RN) du secrétariat général de la présidence, a présenté au Congrès la prolongation de l'état d'exception dans la Macrozona Sur, approuvée le 25 mars 2026 pour la première fois sous cette administration. La Chambre des députés l'a adoptée avec 122 voix pour, 19 contre et 9 abstentions ; le Sénat avec 40 voix pour, 2 abstentions et 1 voix contre. Alvarado a souligné que les incidents de violence rurale ont chuté de 80 % depuis 2021, mais ont augmenté de 10 % cette année par rapport à 2025, selon les données des Carabineros au 8 mars, avec une hausse des menaces, des vols, des troubles à l'ordre public et des violations de la loi sur les armes. « De telles situations doivent nous alerter. Nous ne pouvons pas, par complaisance, donner aux groupes subversifs l'occasion de réapparaître plus forts », a déclaré Alvarado. Steinert a souligné que 13 dossiers judiciaires approchent de l'étape de préparation au procès oral, ce qui « tend la population » et justifie cette prolongation. Des critiques ont émergé de l'opposition : le Frente Amplio s'est majoritairement abstenu, le PC a voté contre, et Gonzalo Winter a changé sa position par rapport à ses votes favorables précédents. Jaime Bassa (FA) a conditionné son soutien aux progrès du dialogue et aux plans sociaux comme le Plan Buen Vivir, dont Alvarado a confirmé la poursuite parallèlement au Plan Ercilla. À droite, Pier Karlezi (Parti libertarien national) et Gloria Naveillán (libertarienne) ont exprimé leur frustration quant aux similitudes avec le décret de Boric — prorogé 66 fois — ne votant pour qu'à titre exceptionnel. Barros a esquissé une désescalade graduelle, renforçant les Carabineros et la PDI pour rétablir la normalité. Le président Kast se rendra à Temuco, Ercilla et Victoria jeudi.

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