Le panel de la Cour de la Corruption au Tribunal de district de Jakarta Central a condamné cinq accusés dans l'affaire de pots-de-vin pour relaxe dans un procès de corruption sur les facilités d'exportation de CPO de 2023-2025. Le total des pots-de-vin reçus s'élève à 39,1 milliards de Rp. Les peines de prison vont de 11 à 12,5 ans pour les accusés.
Mercredi (4 décembre 2025), le panel de la Cour de la Corruption au Tribunal de district de Jakarta Central a rendu son verdict contre cinq accusés dans l'affaire présumée de pots-de-vin liée à la relaxe (ontslag) dans un procès de corruption sur les facilités d'exportation d'huile de palme brute (CPO) de 2023-2025.
Les accusés ont été reconnus coupables collectivement de corruption par réception de pots-de-vin, violant l'article 6 paragraphe (2) combiné à l'article 18 de la loi n° 31 de 1999 sur l'éradication des crimes de corruption telle que modifiée par la loi n° 20 de 2001 jo. article 55 paragraphe (1) premier du Code pénal. Le total des pots-de-vin reçus s'élevait à 39,1 milliards de Rp, distribués en deux étapes via un système structuré et systématique de découpage cellulaire.
Répartition des bénéficiaires : Muhammad Arif Nuryanta (ancien président du Tribunal de district de Jakarta Sud) a reçu 14,73 milliards de Rp (3,44 milliards + 11,29 milliards) et a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison ; Wahyu Gunawan (ancien greffier civil junior du Tribunal de district de Jakarta Nord) a reçu 2,36 milliards de Rp (808,7 millions + 1,55 milliard) et a été condamné à 11 ans et 6 mois ; Djuyamto a reçu 9,21 milliards de Rp (1,3 milliard + 7,89 milliards + 24,02 millions) et a été condamné à 11 ans ; Ali Muhtarom et Agam Syarief Baharuddin ont chacun reçu 6,4 milliards de Rp (1,3 milliard + 5,1 milliards) et ont été condamnés à 11 ans de prison.
Tous les accusés ont également été condamnés à une amende de 500 millions de Rp subsidiaire 6 mois de prison, et tenus de payer une indemnité de remplacement égale aux pots-de-vin reçus, avec emprisonnement supplémentaire en cas de non-paiement. Le juge membre Andi Saputra a déclaré : « Ainsi, l'élément de réception de dons ou de promesses est rempli. »
Le panel a jugé que les actes montraient une intention malveillante (mens rea) pour briser la chaîne en cas de découverte, portant atteinte à la confiance dans la justice et contredisant les engagements d'un gouvernement sans KKN. Le président du tribunal Effendi a souligné que les actions découlaient de la cupidité, non du besoin, bien que des retours partiels de pots-de-vin et des obligations familiales aient été considérés comme atténuants.