Le conseil d'administration d'Eramet a décidé de mettre fin au mandat de son directeur général, Paulo Castellari, neuf mois après sa nomination, en raison de divergences sur les modes de fonctionnement. Christel Bories, présidente du groupe, assurera l'intérim jusqu'à la nomination d'un successeur. Cette décision n'affecte pas la stratégie du groupe minier.
Le 1er février 2026, à 22h15, le conseil d'administration d'Eramet a annoncé la fin immédiate du mandat de Paulo Castellari en tant que directeur général. Nommé neuf mois plus tôt, l'Italo-Brésilien a été démis pour des «divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement», selon un communiqué. Christel Bories, présidente du groupe depuis mai dernier, prendra la direction générale par intérim. Elle a tenu à préciser que «la dissociation des mandats de président et de directeur général, votée en assemblée générale en mai dernier, n’est pas remise en cause».
Bories a minimisé les détails sur les motifs, affirmant qu'il ne s'agit pas d'une question «éthique» mais bien de désaccords entre le directeur général et le conseil. Le courant ne passait visiblement plus entre Castellari et les administrateurs. Cette mesure soudaine n'altère pas la stratégie d'Eramet, ni liée aux résultats financiers attendus pour le 18 février, ni au cours de Bourse. Sous Castellari, l'action a progressé de 50 à près de 80 euros fin 2025, avant une baisse suite à des analyses critiques.
Dans un contexte de marché des métaux incertain et dégradé, Bories souligne les priorités : «maîtrise des coûts et sécurité». Les fondamentaux restent solides, avec des «actifs de classe mondiale» et une montée en puissance de la production de lithium en Argentine.