Vincent Bolloré convoqué devant la commission sur l’audiovisuel public

Le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a annoncé convoquer Vincent Bolloré fin février pour l’interroger sur le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions internes au sein de la commission, où des députés dénoncent une « chasse aux sorcières ».

Le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a déclaré sur Franceinfo le 4 février 2026 qu’il convoquera Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Banijay, société de production de l’animateur Nagui. L’audition est prévue lors des deux dernières semaines de février. Patrier-Leitus entend interroger le milliardaire sur le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini sur CNews, chaîne appartenant au groupe Canal+ dont Bolloré est l’actionnaire de référence. Morandini a été condamné définitivement en janvier pour corruption de mineurs et figure sur la liste des auteurs d’infractions sexuelles.

« Ça sera l’occasion pour Vincent Bolloré de s’en expliquer, je l’interrogerai là-dessus », a affirmé Patrier-Leitus. Il a ajouté : « Ce n’est pas normal qu’une personne, journaliste ou présentateur, [condamnée] définitivement pour corruption de mineurs [et] inscrit sur la liste des auteurs d’infractions sexuelles soit maintenue à l’antenne. » Bien que la commission porte sur l’audiovisuel public, le député insiste sur le respect du cadre, précisant : « Je ne convoque pas Vincent Bolloré parce qu’il est propriétaire de chaînes d’audiovisuel privé. »

Le maintien de Morandini a provoqué des débats vifs à CNews. Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari ont pris leurs distances. Dimanche, Philippe de Villiers, animateur sur la chaîne, et le Journal du Dimanche (Le JDD) ont exprimé leur désapprobation.

Parallèlement, des tensions internes agitent la commission. Quatre députés – Ayda Hadizadeh (PS), Sophie Taillé-Polian (Génération.s), Erwan Balanant (MoDem) et Céline Calvez (Renaissance) – ont écrit le 2 février à Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, pour demander un rappel à l’ordre du rapporteur Charles Alloncle (UDR, Hérault). Ils l’accusent d’une « chasse aux sorcières », jetant les auditionnés en pâture sur les réseaux sociaux et les forçant à justifier des éléments de leur vie privée sans lien direct avec l’audiovisuel public. Braun-Pivet avait déjà rappelé Alloncle à l’ordre en décembre 2025.

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