Le président du tribunal de Paris met en garde contre une ingérence américaine

Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a alerté contre une possible ingérence américaine dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national. Cette mise en garde intervient avant le procès en appel de Marine Le Pen et onze autres prévenus, accusés d'avoir détourné des fonds européens. Elle fait suite à des rapports sur des menaces de sanctions américaines contre des magistrats français.

À partir du 13 janvier et jusqu'au 12 février 2026, Marine Le Pen, cheffe de file de l'extrême droite française, ainsi que le parti en tant que personne morale et onze autres prévenus, seront jugés en appel à Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir utilisé des fonds du Parlement européen au profit exclusif du parti, dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national).

Mardi 6 janvier 2026, lors d'un discours pour l'installation de nouveaux magistrats, Peimane Ghaleh-Marzban a mis en garde contre une « ingérence inacceptable et intolérable ». Il réagissait à des informations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, selon lesquelles l'administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris qui ont condamné Marine Le Pen en mars 2025 à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

« Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics », a déclaré le président du tribunal. Il a évoqué le cas de Nicolas Guillou, magistrat français à la Cour pénale internationale (CPI), sanctionné par les États-Unis depuis août 2025 pour son rôle dans le mandat d'arrêt contre Benyamin Nétanyahou. « Nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé », a-t-il ajouté.

En mars 2025, Donald Trump avait comparé la condamnation de Marine Le Pen à ses propres ennuis judiciaires. Cette affaire souligne les tensions internationales autour de la justice française, alors que le procès en appel approche.

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