À la veille de l'ouverture de son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a réaffirmé son soutien total à Marine Le Pen. Il a déclaré qu'une nouvelle condamnation à l'inéligibilité serait "profondément inquiétante pour la démocratie". Bardella a également insisté sur le fait qu'il n'est pas candidat à la présidentielle de 2027.
Le 12 janvier 2026, Jordan Bardella a présenté ses vœux à la presse, à la veille de l'ouverture du procès en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (FN, devenu RN en 2018). Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, la cheffe de file des députés RN risque de voir son avenir politique compromis pour la présidentielle de 2027.
Bardella a exprimé son "soutien total et [son] amitié" à Le Pen, affirmant qu'elle "démontrera son innocence". Il a qualifié une éventuelle nouvelle condamnation de "profondément inquiétante pour la démocratie", car elle priverait les Français d'une candidate déjà qualifiée deux fois pour le second tour et favorite des sondages. "La démocratie suppose le libre choix du peuple, sans entrave ni acte de déloyauté", a-t-il ajouté en présence de Le Pen.
Le président du RN a réitéré qu'il n'y a "pas de différence politique" entre eux et qu'il n'est "pas candidat à l'élection présidentielle" mais vise le poste de Premier ministre. Une enquête de Verian pour Le Monde et L'Hémicycle montre que les sympathisants RN voient en lui un meilleur atout électoral. Bardella ne assistera pas au procès mais reste en contact quotidien avec Le Pen.
Marine Le Pen, de son côté, a déclaré en marge du discours de Bardella : "Il y a un seul axe de défense, c’est de dire la vérité. C’est la stratégie qui est la mienne. Dire la vérité comme je l’ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue en appel." Les sondages créditent les deux figures du RN d'un potentiel égal au premier tour, un phénomène inédit dans l'histoire du parti.
Ce procès, qui s'ouvre le 13 janvier au tribunal de Paris, est décisif pour le RN, devenu un rouleau compresseur dans les sondages. Bardella apparaît comme un plan B efficace, permettant au parti de maintenir ses chances même en cas d'échec de Le Pen.