À l'initiative du député centriste Charles de Courson, l'Assemblée nationale a approuvé la création d'une commission d'enquête sur les impôts payés par les contribuables les plus fortunés. Ce groupe parlementaire examinera la contribution des hauts patrimoines et revenus au financement des services publics. La mesure survient après la suppression de la taxe Zucman du budget 2026.
Le gouvernement français a récemment célébré l'adoption du budget 2026 le 2 février, sans la controversée taxe Zucman visant les très riches. Pourtant, le débat sur leur fiscalité persiste. Le 3 février, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale a validé une commission d'enquête proposée par le groupe centriste et indépendant LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires).
Cette initiative utilise le "droit de tirage" du groupe pour étudier "l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés et leur contribution au financement des services publics". Charles de Courson, député de la Marne et pilier de la commission des finances, en sera le rapporteur. La présidence échoira à un membre de la coalition gouvernementale.
"Il y a eu beaucoup de polémiques sur le sujet, et il est temps d’y voir clair", a déclaré M. de Courson. La commission disposera de six mois pour achever son travail, avec une conclusion prévue avant les vacances parlementaires. Cela permettra d'informer les discussions sur le budget suivant, dans un contexte de données fiables manquantes sur les impôts des ultra-riches, alimentant les controverses.