Moins de 24 heures après le retour en Argentine de l'avocate Agostina Páez, après deux mois de détention au Brésil pour un geste raciste similaire, son père, Mariano Páez, a été filmé en train d'imiter un singe dans un bar de Santiago del Estero. Alors qu'il fait l'objet de menaces d'extorsion, il prétend que la vidéo a été générée par une IA, tandis que les médias locaux dénoncent un « scandale sans fin ». Agostina Páez a pris ses distances avec l'incident sur les réseaux sociaux.
Une vidéo publiée par le média local Info del Estero montre Mariano Páez, un homme d'affaires de Santiago del Estero, multipliant les gestes simiesques aux côtés de sa compagne dans un bar du centre-ville, tôt vendredi matin. Alors qu'il critiquait l'État, ses gestes rappelaient étrangement ceux qui ont conduit à l'arrestation de sa fille Agostina au Brésil. Les images ont fait surface quelques heures après son retour au pays le mercredi 1er avril, suite au paiement d'une caution d'environ 97 000 réaux brésiliens et au respect de mesures telles que le port d'un bracelet électronique.
Agostina Páez, détenue pendant plus de deux mois pour des accusations d'injures raciales après une altercation survenue le 14 janvier dans un bar d'Ipanema, à Rio de Janeiro — où elle avait utilisé des termes comme « negro » et « mono » en mimant un singe — a écrit sur Instagram : « Je n'ai absolument rien à voir avec ce qui circule. [...] Ce que l'on voit est regrettable et je le répudie totalement. Je ne peux répondre que de mes propres actes. J'ai reconnu mes erreurs, je me suis excusée et j'ai fait face aux conséquences. [...] Quelle horreur. »
Mariano Páez a nié l'authenticité de la vidéo auprès de TN, affirmant qu'elle a été « créée avec de l'intelligence artificielle » et qu'il faisait l'objet de menaces d'extorsion exigeant 5 millions de pesos pour empêcher sa diffusion. Il prévoit de déposer plainte. Parallèlement, les médias argentins ont souligné la ressemblance : La Nación a qualifié la situation de « scandale sans fin », et Clarín l'a décrite comme « une provocation de la part d'un père qui n'apprend pas de ses leçons. »
Le Brésil traite les insultes raciales comme des actes de racisme, passibles de 2 à 5 ans de prison et d'amendes. Agostina est revenue sous conditions, notamment celle de tenir son adresse à jour, son dossier étant toujours en cours ; elle pourrait faire face à des poursuites judiciaires en Argentine.