Le ministère public de São Paulo a abandonné une action civile contre l'influenceur Monark concernant des propos tenus il y a quatre ans sur le parti nazi. Le procureur a estimé que ces déclarations entraient dans le cadre de la liberté d'expression. La décision a été prise fin mars.
Le ministère public de São Paulo a abandonné une action civile publique contre Bruno Monteiro Aiub, connu sous le nom de Monark. L'accusation d'antisémitisme découlait d'une déclaration faite en 2022 dans le podcast Flow, où il affirmait qu'un parti nazi devrait être légalement reconnu au Brésil. "Je pense que le nazi devrait avoir le droit d'avoir un parti nazi reconnu par la loi. Si quelqu'un veut être anti-juif, je pense qu'il devrait en avoir le droit", avait déclaré Monark à l'époque. Le bureau du procureur des droits de l'homme réclamait 4 millions de réais de dommages et intérêts pour préjudice moral collectif. La controverse a conduit au départ de Monark du podcast Flow et à une enquête policière. Fin mars, le procureur Marcelo Otavio Camargo Ramos a plaidé pour le classement sans suite de l'affaire, insistant sur la lutte contre l'antisémitisme mais affirmant qu'aucun crime n'avait été commis. "Défendre la liberté de conviction et d'expression des individus adhérant à une telle idéologie n'implique pas une approbation [...] en l'absence de discours de haine, d'incitation concrète à la violence ou d'actes illicites", a écrit le procureur. Il a noté que Monark avait condamné le nazisme au cours du débat, déclarant notamment "Le nazisme est mauvais, c'est le mal incarné" et "Je ne défends pas le nazisme !". Monark a attribué ses propos à l'influence de l'alcool, sa défense soulignant la différence entre la parole et l'acte. En 2023, il a déménagé aux États-Unis avant de retourner au Brésil en 2025, retrouvant l'accès à ses réseaux sociaux précédemment bloqués par le juge de la Cour suprême (STF) Alexandre de Moraes. Le procureur a cité l'ouvrage de Moraes sur la liberté d'expression.