Le ministère espagnol de la santé prépare de nouvelles actions en justice contre le gouvernement d'Isabel Díaz Ayuso, qui refuse de créer un registre des objecteurs de conscience en matière d'avortement, en dépit d'une décision judiciaire préventive. Des sources du département de Mónica García confirment que l'avocat de l'État contestera l'appel de Madrid.
Le ministère espagnol de la Santé, dirigé par Mónica García, prépare de nouvelles mesures juridiques contre la région de Madrid, gouvernée par Isabel Díaz Ayuso, pour sa "désobéissance obstinée et récurrente" dans l'absence de création d'un registre des objecteurs de conscience à l'avortement. Cette décision fait suite à une ordonnance de précaution rendue le 9 mars par le Tribunal supérieur de justice de Madrid (TSJM), qui exigeait l'ouverture de procédures pour éviter de "prolonger indéfiniment" le non-respect de la loi sur l'avortement de 2023. Madrid a refusé et a déposé un recours en reconsidération, que l'avocat de l'État contestera d'ici mercredi prochain en tant que bénéficiaire de la décision de justice. Des sources du ministère de la santé affirment que si la désobéissance continue, ils poursuivront "toutes les actions légalement disponibles", citant l'article 410 du code pénal, qui impose des amendes et la disqualification des fonctionnaires qui ne respectent pas les résolutions judiciaires. M. García a soulevé cette question devant la commission de la santé du Congrès. En décembre 2024, le Conseil interterritorial du système national de santé a décidé à l'unanimité de créer le registre, y compris dans le département de Madrid. Toutes les régions l'ont mis en œuvre, à l'exception des Baléares, de l'Aragon et de Madrid, gouvernés par le PP ; les deux premiers se sont conformés à la loi après une notification en octobre 2025. Ayuso a qualifié le registre de "liste noire" et a suggéré aux femmes d'"avorter ailleurs". Le registre non public vise à faciliter la planification des hôpitaux publics, où, à Madrid, 99 % des avortements ont lieu dans des cliniques sous contrat (79 % au niveau national), ce qui complique les interruptions thérapeutiques.