Le ministère de la Santé a ouvert un projet à commentaires qui transférerait plus de six millions d’usagers de leurs EPS actuelles vers d’autres entités, comme l’a averti la Table nationale des associations d’usagers de la santé. L’initiative vise à réhabiliter le système de santé par des critères territoriaux mais soulève des inquiétudes quant à la violation du droit au libre choix. La proposition aggraverait la crise humanitaire dans le secteur, impactant patients et personnel médical.
La Table nationale des associations d’usagers de la santé a émis une alerte concernant un nouveau acte administratif du ministère de la Santé, ouvert aux commentaires du public. Ce projet gouvernemental prévoit d’émettre un décret qui modifierait structurellement le système de santé et lancerait un processus de réhabilitation des Entités promotrices de santé (EPS) basé sur des critères territoriaux. Selon l’entité, la mesure affecterait 6,6 millions d’usagers, dont 3,19 millions transférés vers Nueva EPS, 289 262 vers Savia Salud et 533 429 vers S.O.S., entre autres affectations. Cette redistribution est vue comme une violation du droit au libre choix d’EPS, les usagers étant relocalisés vers des entités mises sous intervention sans capacité de prestation de services adéquate. «Les usagers affectés, en vertu du décret, seront transférés vers des EPS mises sous intervention sans capacité de prestation de services, violant les droits des usagers, sans leur permettre d’exercer leur droit au libre choix d’EPS», a expliqué la Table nationale. L’initiative est perçue comme une aggravation de la crise humanitaire actuelle dans le système de santé colombien, avec des impacts directs sur les patients, usagers et personnel du secteur. Le projet, publié le 2 septembre 2026, vise des réformes profondes mais suscite des inquiétudes quant à ses implications pour la prestation de services. Aucune réponse officielle du ministère n’a été rapportée dans les sources disponibles.