La Haute Cour du Kenya a émis des ordres empêchant la Direction des enquêtes criminelles (DCI) et d'autres entités de partager ou diffuser les données personnelles de David Mokaya, étudiant à l'Université Moi, récemment acquitté dans une affaire de cybercriminalité. Mokaya faisait face à des accusations de publication d'informations fausses sur le président William Ruto mais a été blanchi le 19 février 2026. Il affirme que ses droits à la vie privée ont été violés.
David Mokaya, étudiant à l'Université Moi, a demandé une intervention urgente du tribunal après son acquittement dans une affaire impliquant un usage présumé abusif d'une plateforme de médias sociaux. Le 19 février 2026, le tribunal a statué que l'accusation n'avait pas prouvé son cas au-delà d'un doute raisonnable, entraînant son acquittement. Mokaya a été inculpé en vertu de la section 23 de la loi sur le mauvais usage des ordinateurs et les cybercrimes n° 5 de 2018, pour publication d'informations fausses susceptibles de causer de la peur ou de l'alarme. Le post, daté du 13 novembre 2024, montrait un cercueil drapé du drapeau kényan escorté par des officiers militaires, avec une légende suggérant qu'il s'agissait du cortège funèbre du président William Ruto. Les ordres du tribunal interdisent à la DCI, au Bureau du directeur des poursuites publiques, au Bureau du procureur général et à une société de télécommunications de transférer, partager ou diffuser les données personnelles de Mokaya, y compris les informations d'abonnés, les enregistrements de données d'appels, les enregistrements de localisation et les métadonnées. Dans sa pétition constitutionnelle, Mokaya demande des déclarations affirmant que l'accès et la divulgation de ses données étaient illégaux, ainsi qu'une compensation pour les dommages résultant de la violation présumée. Il argue que ces actions ont violé l'article 31 de la Constitution sur le droit à la vie privée et les dispositions de la loi sur la protection des données. Mokaya a déclaré que ses détails avaient été partagés par la DCI sans son consentement ni ordre judiciaire, entraînant son arrestation en 2024. Ces ordres conservatoires ont été émis quelques jours après la décision d'acquittement.