Le tribunal de Milimani a acquitté l'étudiant universitaire de 24 ans David Oaga Mokaya des accusations de publication de fausses informations via une image générée par IA dépeignant un cortège funèbre lié au président William Ruto. Il a été arrêté en novembre 2024 au milieu des manifestations Gen Z. Le tribunal a rejeté l'affaire faute de preuves suffisantes.
David Oaga Mokaya, un étudiant de 24 ans à l'université Moi connu sous le nom de Landlord sur X, a été arrêté en novembre 2024 après avoir partagé en ligne une image manipulée numériquement. Le post, daté du 13 novembre 2024, dépeignait un cercueil drapé du drapeau kényan escorté par des officiers militaires, avec une légende suggérant qu'il montrait le cortège funèbre du président Ruto., Il a été accusé en vertu de la section 23 de la loi sur l'abus d'ordinateur et les cybercrimes n° 5 de 2018 pour publication d'informations fausses susceptibles de causer de la peur ou de l'alarme. Les procureurs ont argué que le post avait induit le public en erreur et pouvait inciter à la panique, affirmant qu'il franchissait la limite entre satire et conduite criminelle., Cependant, le 19 février 2026, les tribunaux de la loi de Milimani ont statué qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes reliant directement Mokaya à l'infraction, entraînant son acquittement et le rejet de l'accusation en vertu de la loi sur les cybercrimes., En vertu du droit kényan, l'article 33 de la Constitution garantit la liberté d'expression, permettant aux citoyens de chercher, recevoir et impartir des informations sous réserve de limitations raisonnables et justifiables. L'article 143 accorde au président en exercice une immunité contre les procédures civiles ou pénales pour les actes accomplis dans ses fonctions, offrant une protection personnelle pendant son mandat. Les sections 94 et 96 du code pénal peuvent imposer des peines pour conduite insultante si elle cause une rupture de la paix ou un incitement, tandis que l'article 33 protège l'expression sous réserve de limites justifiables., Une tentative précédente de criminaliser les insultes contre les fonctionnaires publics en vertu de la section 132 du code pénal a été annulée en 2017 par la Haute Cour, qui a jugé la disposition vague, trop large et une restriction injustifiable de la liberté d'expression. Le jugement a marqué un changement significatif dans la gestion de la critique des fonctionnaires publics. Des infractions plus graves, telles que la trahison en vertu de la section 40 du code pénal, restent applicables mais visent l'intention violente ou le renversement du gouvernement plutôt que de simples insultes en ligne.