Jean-Hugues Colonna, ancien député socialiste des Alpes-Maritimes et père d'Yvan Colonna, est décédé le 14 janvier à l'âge de 91 ans. Il s'était toujours dit convaincu de l'innocence de son fils, condamné pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Retiré à Cargèse en Corse-du-Sud, il avait connu une carrière politique active sous François Mitterrand.
Jean-Hugues Colonna s'est éteint le 14 janvier, loin des tumultes de la vie publique qu'il avait fuie pour se retirer sur son domaine surplombant la plage de Cargèse, en Corse-du-Sud. À 91 ans, cet ancien député socialiste des Alpes-Maritimes leaves derrière lui une trajectoire marquée par son engagement politique et son soutien indéfectible à son fils Yvan, emprisonné depuis 1998 pour le meurtre du préfet Claude Erignac.
Né loin des côtes corses, Colonna avait débuté comme professeur d'éducation physique. Il épousa Cécile Riou, une Bretonne du Finistère originaire du Finistère, décédée en 2025. Le couple eut trois enfants : Yvan, Christine et Stéphane. En 1975, muté à Nice, il entra en politique au sein du Parti socialiste, gravissant les échelons jusqu'à devenir secrétaire fédéral. Sous l'ère François Mitterrand, il conseilla discrètement des ministres.
À Nice, il évolua dans l'ombre de Jacques Médecin, puissant député et maire RPR qui dominait la région. Colonna, décrit comme un homme impatient aux allures de Cary Grant, pesait désormais chaque mot depuis son retrait. Son décès marque la fin d'une ère pour une figure qui incarna l'engagement socialiste dans les Alpes-Maritimes et défendit farouchement la cause de son fils.