Koldo García, ancien conseiller de José Luis Ábalos, a témoigné jeudi devant la Cour suprême espagnole dans le cadre du procès sur les masques. Il a admis avoir reçu du PSOE des billets de 500 euros, surnommés « chistorras », pour le remboursement de frais. Il a nié avoir reçu des paiements de Víctor de Aldama et a défendu Ábalos.
Koldo García Izaguirre, connu sous le nom de « don Koldo », a témoigné pendant huit heures devant les sept magistrats de la Cour suprême lors du procès sur la corruption présumée dans les contrats de masques durant la pandémie. L'ancien conseiller du ministère des Transports, sans costume et portant une barbe, s'est décrit comme un collaborateur des forces de sécurité dans la lutte contre l'ETA et le jihadisme, niant toute corruption. « Mon rôle consistait à remplir l'agenda de Monsieur le Ministre », a-t-il déclaré à propos de ses fonctions auprès d'Ábalos.
Lors d'un échange tendu avec le procureur Alejandro Luzón, qu'il a accusé de « ne pas chercher mon innocence » et de lui sourire, Koldo a nié avoir reçu 10 000 euros par mois de la part de Víctor de Aldama depuis 2019. Il a admis pour la première fois que le PSOE lui remboursait des frais avec des « chistorras » de 500 euros, parfois sous forme de véritables saucisses et parfois en billets, déposés légalement, contredisant ainsi l'ancien responsable du parti qui avait nié ce fait. Le PSOE a répondu qu'il n'avait « jamais » remis de billets de 500 euros et que « chaque euro est contrôlé et vérifié ».
Prenant la défense d'Ábalos, il a justifié les paiements pour le loyer de Jésica Rodríguez, présentée par Aldama, car elle faisait pression pour révéler leur relation extraconjugale. Il a justifié ses avoirs par les 325 000 euros gagnés au ministère (2019-2022), une indemnité de 62 000 euros pour un accident impliquant un sanglier, et des hypothèques pour des appartements à Benidorm. Ábalos, visiblement dévasté, n'a pas témoigné à la fin de la journée. Le procès reprendra lundi avec son interrogatoire.