Près de 300 Ghanéens ont embarqué mercredi à bord d'un vol de rapatriement organisé par le gouvernement depuis l'Afrique du Sud, alors que les craintes de violences xénophobes s'intensifient. Un second vol est prévu pour dimanche.
Près de 300 Ghanéens ont quitté l'Afrique du Sud à bord d'un vol affrété au départ de l'aéroport international OR Tambo, organisé par le gouvernement ghanéen. L'Autorité de gestion des frontières a indiqué que 295 passagers avaient embarqué après vérification, la plupart ayant dépassé la durée de validité de leur visa et ayant été déclarés indésirables en vertu de la loi sur l'immigration.
Des différends ont surgi concernant la documentation. Les autorités sud-africaines ont affirmé que seuls 10 des 300 passagers étaient correctement documentés, tandis que le haut-commissaire ghanéen, Benjamin Quashie, a soutenu que 80 % d'entre eux détenaient des papiers en règle. Cinq personnes se sont vu refuser l'embarquement pour diverses raisons, notamment l'absence de formulaires de consentement pour les mineurs.
Benjamin Quashie a qualifié la situation de décourageante et a confirmé son intention d'aborder la question de la xénophobie lors du sommet de l'Union africaine le mois prochain. Les ministres sud-africains ont rencontré des groupes, dont March and March, pour discuter des préoccupations liées à l'immigration et ont appelé à des marches pacifiques.