Nicaragua libère des prisonniers politiques sous pression américaine

Le gouvernement du Nicaragua a annoncé la libération de dizaines de prisonniers politiques le 10 janvier, marquant le 19e anniversaire de son pouvoir, au milieu de fortes pressions américaines. Cette action suit l'exemple du Venezuela et répond aux appels de l'administration Trump pour la libération d'opposants. Des organisations locales ont confirmé au moins 30 libérations, bien que des doutes persistent sur la pleine liberté des personnes concernées.

Le régime du Nicaragua sous Daniel Ortega et Rosario Murillo a libéré au moins 30 prisonniers politiques le samedi 10 janvier 2026, comme confirmé par le média local Divergentes. L'annonce officielle du gouvernement a présenté les libérations dans le cadre de la commémoration de ses 19 ans au pouvoir, soulignant un « engagement envers la rencontre, la paix et le droit à la coexistence familiale et communautaire ». Le communiqué a indiqué que « des dizaines de personnes qui restaient sous la garde des autorités compétentes » sont rentrées chez elles. Parmi ceux confirmés libérés par EFE figurent des opposants tels que Jessica Palacios, Mauricio Alonso, Mario Rodríguez Serrano, Pedro López, María José Rojas et Óscar Velásquez. Le cas du pasteur évangélique Rudy Palacios est particulièrement remarquable ; détenu depuis le 17 juillet 2025, le gouvernement américain avait plaidé pour sa libération face aux accusations de être un « criminel » et « golpiste » de la part du bureau du procureur général du Nicaragua. Le Groupe de réflexion sur les excarcérés politiques (GREX) a signalé 19 libérations, tandis que le Mécanisme de reconnaissance des prisonniers politiques au Nicaragua en a compté 20. Salvador Marenco, du Collectif des droits humains Nicaragua jamais plus, a déclaré à EFE que ces excarcérations doivent être « pleines et libres », sans contrôles policiers ni menaces, et les a inévitablement liées aux événements au Venezuela, où des prisonniers politiques ont été libérés après la capture de Nicolás Maduro, allié d'Ortega. L'ambassade des États-Unis à Managua avait rappelé la veille que plus de 60 personnes restent « détenues ou disparues injustement » au Nicaragua, citant le « pas important » du Venezuela comme exemple. Donald Trump a célébré les libérations vénézuéliennes sur Truth Social comme un « signe de recherche de paix ». Le bureau des affaires de l'hémisphère occidental du département d'État américain a critiqué sur X les 19 ans de « dictature Murillo-Ortega », affirmant que « réécrire la Constitution et écraser la dissidence n'effacera pas les aspirations des Nicaraguayens à vivre libres de la tyrannie ».

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