Lors du procès en appel sur le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a affirmé que les millions reçus par Ziad Takieddine de canaux étatiques libyens n'ont pas servi à sa campagne. L'ancien chef d'État a présenté des tableaux pour soutenir ses arguments. Les débats touchent à leur fin devant la cour d'appel de Paris.
Nicolas Sarkozy, condamné en première instance pour association de malfaiteurs, a défendu sa position lors d'une audience du procès en appel le 4 mai 2026. Il a affirmé, tableaux en main, que les fonds reçus par l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, décédé en septembre 2025, ont été dépensés par celui-ci ou reversés à Abdallah Senoussi. «Pas un centime n’a terminé dans sa campagne de 2007», a-t-il déclaré.
L'ancien président reste embarrassé par des éléments du dossier évoqués l'an passé, ainsi que par les récentes déclarations écrites de Claude Guéant, son ancien directeur de cabinet, gravement malade. Guéant, mis en cause par Sarkozy, a livré une attestation critique à la cour. Sarkozy tente de démontrer les faiblesses de l'accusation alors que les débats s'achèvent.
Le procès porte sur des accusations de financement illégal par la Libye lors de la campagne de 2007. Sarkozy se distancie de ses anciens collaborateurs comme Guéant et Brice Hortefeux, évoquant pour la première fois une «faute» de leur part lors d'une audience précédente.