Les prix du pétrole brut ont dépassé les 100 dollars le baril dans un contexte de blocage des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran. Le commerce via le détroit d'Ormuz reste limité, l'Iran ayant saisi deux navires et les États-Unis maintenant un blocus naval. Les analystes mettent en garde contre de nouvelles hausses de prix en raison des perturbations en cours.
Le prix du pétrole a grimpé au-dessus de 100 dollars le 23 avril 2026, alors que les espoirs d'une résolution entre les États-Unis et l'Iran s'amenuisent. Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent et le West Texas Intermediate ont fortement augmenté, le marché étant confronté à une incertitude persistante concernant le conflit dans le golfe Persique. La fermeture effective du détroit d'Ormuz a restreint environ un tiers des flux mondiaux d'engrais par voie maritime, exacerbant les préoccupations en matière de sécurité alimentaire, selon les stratégistes en matières premières Warren Patterson et Ewa Manthey chez ING. Les perturbations de l'offre dans la région exacerbent les tendances de destruction de la demande sur le marché pétrolier. Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran sont au point mort, avec peu de progrès signalés. L'Iran a saisi deux navires dans le détroit, tandis que les États-Unis maintiennent leur blocus naval, limitant les flux commerciaux. Le président américain Donald Trump a récemment prolongé indéfiniment le cessez-le-feu avec l'Iran, ce qui a brièvement réduit les risques pour des métaux comme le cuivre et l'aluminium, bien que la réévaluation du prix du pétrole continue à la hausse. Les observateurs du marché notent des pressions croissantes, notamment des discussions sur des centres financiers du Golfe et d'Asie cherchant des lignes de swap en dollars. Les obligations montrent une légère inquiétude quant à la trajectoire de la guerre, tandis que les actifs à risque restent résilients. Les analystes prédisent que les prix du Brent pourraient approcher les 120 dollars si les perturbations persistent.