Dans le cadre de la crise persistante du détroit d'Ormuz, les prix du pétrole brut sont tombés sous la barre des 100 dollars le baril suite à l'annonce de la reprise des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran jeudi, atténuant une partie du risque géopolitique après le blocus naval américain de la semaine dernière. Le brut West Texas Intermediate (WTI) avait grimpé jusqu'à 105 dollars à l'ouverture du Globex avant de se corriger autour de 98 dollars, dans un contexte de perturbations persistantes de l'approvisionnement.
Les marchés de l'énergie ont fait preuve d'une forte volatilité à l'ouverture de la semaine en pleine crise du détroit d'Ormuz, qui entame sa quatrième semaine depuis le blocus initial de l'Iran et la réponse de l'US Navy après l'échec des pourparlers de cessez-le-feu. Le brut WTI a ouvert par un bond à 105 dollars avant de tomber sous les 100 dollars pour se stabiliser autour de 98 dollars, les traders ayant réagi à la nouvelle de la reprise des négociations américano-iraniennes jeudi. Cela a permis d'atténuer une partie de la prime de risque géopolitique qui avait propulsé les prix au-dessus de 100 dollars suite aux escalades signalées le week-end dernier.
Malgré le dialogue, les analystes de Seeking Alpha et de The Economic Times mettent en garde contre une incertitude persistante, marquée par un face-à-face naval, des contraintes d'approvisionnement dans le détroit et des risques de nouvelles flambées si les pourparlers échouent. Le brut Brent a suivi la même tendance, soulignant la prudence générale des marchés. Le recul des prix offre un répit temporaire mais met en lumière la volatilité de la crise, alors que les coûts élevés du carburant continuent de peser sur les économies mondiales à l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.