Javier Ortega Smith, exclu de Vox mais toujours porte-parole de la mairie de Madrid, a partagé une lettre envoyée au comité exécutif national du parti. Il accuse la direction de fuites et insinue que le secrétaire général Ignacio Garriga est une autorité fiscale.
Il y a trois jours, Javier Ortega Smith a écrit une lettre de quatre pages au Comité exécutif national (CEN) de Vox, l'organe suprême dirigé par Santiago Abascal. Javier Ortega Smith, exclu du parti le 6 mars dernier à l'issue d'une procédure entamée le 22 décembre, refuse d'accepter la décision et reste porte-parole de Vox à la mairie de Madrid. Il était auparavant secrétaire général de 2016 à 2022. Dans la lettre, partagée sur son profil X, il dénonce de prétendus rapports divulgués par la direction dans un groupe WhatsApp interne contenant cinq courriels rédigés par lui. "Il est évident que la majorité n'a pas lu le rapport puisque mon expulsion a été votée en moins de deux minutes", écrit-il. Il ajoute : "Je ne peux pas accepter que les 4 qui ont détourné un projet politique au service des Espagnols, en en faisant leur poule aux œufs d'or, donnent des leçons". Il s'adresse à l'actuel secrétaire général Ignacio Garriga : "J'espère que votre prochaine fuite sera le modèle 347", en référence au formulaire fiscal pour les opérations avec des tiers d'un montant supérieur à 3 005,06 euros, insinuant ainsi d'éventuelles transactions. Smith conclut : "Pour ma part, je continuerai à être affilié, porte-parole de la mairie de Madrid et député national, défendant cette Espagne réduite au silence". Cette lettre fait suite à son expulsion et met en lumière les tensions internes au Vox.