Cinq ans après son lancement, la PlayStation 5 continue d'afficher de solides chiffres de ventes, surpassant des rivaux comme Microsoft sur le marché des consoles. Cependant, beaucoup ressentent une ambivalence envers la console en raison de facteurs tels que des faux pas en matière de hardware et un manque d'exclusivités innovantes. Une analyse compare sa production à l'ère de la PS4, révélant moins d'exclusivités 'propres'.
Aperçu de la cinquième année de la PS5
La PlayStation 5, lancée en novembre 2020, a suivi la trajectoire de la PS4 avec des ventes robustes et des itérations de hardware comme un casque VR, un modèle Pro et une variante Slim. Sony se vante de ventes excellentes continues, positionnant la PS5 comme la console dominante au milieu du retrait de Microsoft de la course et du chemin indépendant de Nintendo. Malgré cela, les discussions révèlent souvent des éloges tièdes ou de l'ambivalence, contrastant avec l'impact captivant de la PS4.
Facteurs contribuant à des perceptions mitigées
Les avancées en hardware ont déçu en termes d'excitation. La PSVR 2 a été abandonnée peu après sa sortie malgré sa qualité, livrée avec un jeu inclus. La PS5 Pro à £700 manque de support et arbore un prix élevé, tandis que le modèle Slim correspond aux coûts de la console de base au milieu de prix en hausse dus aux contraintes d'approvisionnement pandémiques, à l'inflation et aux événements mondiaux.
Des influences plus larges incluent le rôle de la pandémie dans la phase absorbante du gaming, suivie de la relation en ligne complexe de la Gen Z, diminuant la tendance du gaming. La malaise de l'industrie —licenciements, budgets gonflés, temps de développement plus longs— a conduit à moins de gros lancements et de succès culturels, favorisant un sentiment d'inquiétude malgré les profits.
Le hardware comme le SSD permet des expériences fluides, comme dans Ratchet and Clank: Rift Apart, mais de telles innovations se normalisent rapidement, offrant des rendements décroissants après l'effet wow initial.
Comparaison des exclusivités
Le problème central réside dans la production de Sony. Au cours des cinq premières années de la PS5, Sony a publié 30 jeux exclusifs à la console, dont 11 exclusivités 'propres' (exclusives à la console pendant au moins six mois, excluant les titres VR uniquement, remakes ou multiplateformes). Cela contraste fortement avec les 86 exclusivités de la PS4, incluant 44 propres, avec des risques audacieux comme Driveclub, The Last Guardian et Until Dawn.
Les titres PS5 penchent vers des suites sécurisées (God of War Ragnarök, Horizon Forbidden West, Spider-Man 2), des remakes (Demon's Souls) et des remasters, manquant de la variété des jeux innovants de milieu de gamme de la PS4. Returnal se distingue comme une innovation rare de nouvelle génération, mélangeant bullet hell avec une vitesse activée par SSD et des fonctionnalités DualSense, mais c'est une exception. L'approche de Sony priorise l'accès des consommateurs via des sorties multiplateformes mais sacrifie la nouveauté authentique, érodant l'héritage de 'bizarrerie' de la plateforme.
Cette aversion au risque, amplifiée par les pressions de l'industrie, explique pourquoi la PS5 réussit commercialement mais ne parvient pas à captiver pleinement.